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ÞÏíã 03-12-2018, 07:33 PM   #1
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ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: Jan 2018
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ÇÝÊÑÇÖí ÈÍË ßäÏì ÈÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ Úä ÓÑØÇä ÇáÏã ÚäÏ ÇáÇØÝÇá

Qu’est-ce que la leucémie chez l’enfant?

La leucémie est un cancer qui prend naissance dans les cellules souches du sang. Les cellules souches sont des cellules de base, ou cellules mères, capables de se transformer en différents types de cellules qui ont des fonctions distinctes.
Les cellules souches du sang peuvent devenir soit des cellules souches lymphoïdes, soit des cellules souches myéloïdes.
Les cellules souches lymphoïdes se transforment en lymphocytes, un type de globules blancs. Les lymphocytes fabriquent les anticorps qui aident à combattre les infections.
Les cellules souches myéloïdes produisent des globules rouges, des granulocytes, des monocytes ou des plaquettes. Les globules rouges transportent l’oxygène vers tous les tissus du corps. Les granulocytes et les monocytes sont des types de globules blancs qui détruisent les bactéries et luttent contre les infections. Les plaquettes forment des caillots dans les vaisseaux sanguins endommagés afin d’arrêter les saignements.
La leucémie apparaît lorsque des cellules souches sanguines présentes dans la moelle osseuse subissent des changements qui rendent leur mode de croissance ou leur comportement anormal. Ces cellules anormales, appelées cellules leucémiques, se multiplient peu à peu et finissent par envahir les cellules sanguines normales qui sont alors incapables d’accomplir leurs tâches.
Il existe de nombreux types différents de leucémies qui sont d’abord classés selon le genre de cellule souche du sang à partir duquel ils se développent. La leucémie lymphoïde (habituellement appelée leucémie lymphoblastique chez l’adulte) prend naissance dans les cellules souches lymphoïdes anormales. La leucémie myéloïde (aussi appelée leucémie myéloblastique) débute dans les cellules souches myéloïdes anormales.
Les types de leucémies sont ensuite subdivisés en fonction de la rapidité à laquelle la maladie se développe et évolue. La leucémie aiguë débute de manière soudaine et se développe en quelques jours ou quelques semaines. La leucémie chronique se développe lentement au fil des mois ou même des années.
La leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) est le type de leucémie le plus couramment diagnostiqué chez les jeunes enfants et affecte davantage les garçons que les filles. La leucémie aiguë myéloblastique (LAM) est moins fréquente et se manifeste habituellement plus souvent chez les filles que chez les garçons.
Des types rares de leucémies chez l’enfant peuvent aussi apparaître. La leucémie lymphoïde chronique (LLC) et la leucémie myéloïde chronique (LMC) en sont des exemples.
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Anatomie et physiologie du sang

Le sang est constitué d'un liquide, appelé plasma, et de cellules solides. Les cellules sanguines sont fabriquées dans la moelle osseuse. La moelle osseuse est la substance molle et spongieuse située au centre des os.
Structure

Chez l'adulte, la moelle osseuse la plus active est celle des os iliaques, des os des épaules, des os de la colonne vertébrale (vertèbres), des côtes, du sternum et du crâne. Les cellules sanguines immatures qui se trouvent dans la moelle osseuse sont appelées cellules souches. Les cellules souches peuvent aussi être présentes en plus petite quantité dans la circulation sanguine. Elles portent alors le nom de cellules souches du sang périphérique.
Toutes nos cellules sanguines se développent à partir des cellules souches. Le processus de développement des cellules sanguines est appelé hématopoïèse. Au tout début de ce processus, les cellules souches commencent à se développer soit vers la lignée cellulaire lymphoïde, soit vers la lignée cellulaire myéloïde. Dans les deux lignées, les cellules souches se transforment en blastes, qui sont encore des cellules immatures.
Lignée cellulaire lymphoïde

Les cellules souches lymphoïdes deviennent des lymphoblastes, qui eux deviennent des lymphocytes. Les lymphocytes sont un type de globule blanc. On les appelle également leucocytes. Les lymphocytes aident à combattre les infections et à détruire les cellules anormales.
Lignée cellulaire myéloïde

Les cellules souches myéloïdes deviennent des globules rouges, des plaquettes ou certains types de globules blancs. Les globules rouges transportent l’oxygène vers tous les tissus du corps. Les plaquettes forment des caillots dans les vaisseaux sanguins endommagés afin d’arrêter les saignements.
Les cellules souches myéloïdes se développent en 2 types différents de globules blancs appelés granulocytes et monocytes. Ces globules blancs détruisent les bactéries et d’autres envahisseurs étrangers et aident à combattre les infections.
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Fonction

La fonction principale du sang est de transporter les éléments nutritifs, les gaz, les déchets, les cellules et les hormones. Chaque type de cellule sanguine a une fonction spécifique.
  • Les globules rouges transportent l’oxygène des poumons au reste du corps. Ils transportent aussi le dioxyde de carbone du corps aux poumons afin qu’il soit expiré.
  • Les plaquettes forment des caillots dans les vaisseaux sanguins endommagés afin d’arrêter les saignements.
  • Les globules blancs aident à prévenir et à combattre les infections en détruisant les bactéries, virus et autres cellules ou substances étrangères.
Types de globules blancs

Il existe de nombreux types différents de globules blancs. Chaque type effectue un travail différent.
Lymphocytes

Les lymphocytes fabriquent des anticorps pour lutter contre les infections. On les trouve dans les ganglions lymphatiques, le thymus, la rate, les amygdales, les végétations adénoïdes et la moelle osseuse. Ils sont aussi présents dans le tissu lymphatique d'autres parties du corps, comme l’appendice, l’intestin grêle et d’autres structures de l’appareil digestif et de l’appareil respiratoire.
Les 3 types principaux de lymphocytes sont les suivants :
  • les lymphocytes B qui produisent des anticorps pour combattre les bactéries, virus et autres substances étrangères comme les champignons;
  • les lymphocytes T qui combattent les infections, détruisent les cellules anormales et contrôlent la réaction immunitaire;
  • les cellules tueuses naturelles (NK) qui s’attaquent à toute cellule étrangère.
Granulocytes

Les granulocytes combattent les infections et s’activent en réaction à l’inflammation tissulaire. Les 3 types principaux de granulocytes sont les suivants :
  • les neutrophiles sont les principales cellules qui luttent contre les infections. Elles entourent et absorbent, ou ingèrent, les bactéries;
  • les éosinophiles et les basophiles attaquent et détruisent tous les deux certains organismes parasitaires et s’activent lors d’une réaction allergique.
Monocytes

Les monocytes aident à combattre les infections en se transformant en cellules appelées macrophages, qui absorbent les envahisseurs étrangers comme les bactéries et les déchets des cellules mourantes.




Sous-types de LAL chez l’enfant

La leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l’enfant prend naissance dans un type de cellule sanguine immature appelé lymphoblaste. Le lymphoblaste se développe habituellement en un type de globule blanc appelé lymphocyte. Les 3 types de lymphocytes sont les lymphocytes B, les lymphocytes T et les cellules tueuses naturelles (NK). La LAL prend naissance dans les lymphocytes B immatures ou les lymphocytes T immatures.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe la LAL selon qu’elle a pris naissance dans les lymphocytes B immatures ou dans les lymphocytes T immatures. La classification de l’OMS se base aussi sur le degré de maturité de la cellule leucémique, c’est-à-dire si elle est un précurseur ou une cellule mature.
L’OMS a défini 3 sous-types principaux de LAL chez l'enfant. La LAL à précurseurs B est divisée davantage en sous-types


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Facteurs de risque de la leucémie chez l'enfant

Un facteur de risque est quelque chose comme un comportement, une substance ou un état qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Mais il arrive que la leucémie infantile se manifeste chez un enfant qui ne présente aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.
La leucémie infantile est plus courante parmi les enfants blancs et hispaniques. Environ 75 % de toutes les leucémies infantiles sont des leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL), et la plupart de ces LAL apparaissent chez les enfants âgés de 1 à 4 ans. Plus de garçons que de filles en sont atteints. Environ 20 % de toutes les leucémies infantiles sont des leucémies aiguës myéloblastiques (LAM). Plus de filles que de garçons en sont atteintes.
Les éléments qui suivent sont des facteurs de risque de la leucémie infantile. La plupart des facteurs de risque ne sont pas modifiables. Cela signifie que vous ne pouvez pas les changer. D’ici à ce qu’on en sache davantage sur ces facteurs de risque, il n’y a pas de façon spécifique de réduire le risque.
Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.
Facteurs de risque connusFacteurs de risque possibles
Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter le risque de leucémie chez l’enfant.
Syndromes génétiques

Les syndromes génétiques sont des maladies ou des troubles causés par un changement (mutation) dans un ou plusieurs gènes. Les syndromes génétiques qui suivent peuvent accroître le risque d’apparition d’une leucémie infantile.
Le syndrome de Down est associé à une déficience intellectuelle, un aspect facial caractéristique et un faible tonus musculaire. Les enfants atteints du syndrome de Down peuvent naître avec diverses anomalies congénitales. Leur risque d’avoir plusieurs troubles médicaux, dont certains types de cancer comme la leucémie, est plus élevé.
Le syndrome de Bloom est causé par un grand nombre de chromosomes anormaux. Les enfants atteints du syndrome de Bloom sont habituellement plus petits que la moyenne, ont une voix aiguë et ont un aspect facial caractéristique. La grande quantité de chromosomes anormaux engendre un risque élevé d’apparition de différents types de cancer infantile, dont la leucémie, l’ostéosarcome et la tumeur de Wilms.
L’anémie de Fanconi affecte la moelle osseuse de sorte qu’elle ne fabrique pas suffisamment de cellules saines comme les globules rouges, les globules blancs ou les plaquettes. Les enfants atteints de l'anémie de Fanconi risquent davantage d’avoir la leucémie.
L'ataxie-télangiectasies (AT) affecte le système nerveux, le système immunitaire et d'autres systèmes du corps. Les enfants atteints d’AT ont souvent un système immunitaire affaibli et leur risque de cancer est plus élevé, en particulier pour le lymphome et la leucémie.
La neurofibromatose de type 1, aussi appelée maladie de von Recklinghausen, affecte le développement et la croissance des cellules nerveuses (neurones) et provoque la formation de tumeurs sur des nerfs. Les enfants atteints de la neurofibromatose de type 1 risquent davantage d’avoir certains cancers, dont le cancer du cerveau, la leucémie, le neuroblastome et le rhabdomyosarcome.
Le syndrome de Wiskott-Aldrich affecte les cellules sanguines et les cellules du système immunitaire. Les enfants atteints de ce syndrome ont un nombre de plaquettes bas, ce qui peut engendrer une tendance aux ecchymoses et aux saignements. Leur risque d'infection est plus élevé parce que certaines cellules immunitaires, comme les lymphocytes T et les lymphocytes B, ne fonctionnent pas comme il se doit. Les enfants atteints du syndrome de Wiskott-Aldrich risquent davantage d’avoir certains types de cancer, comme la leucémie et le lymphome.
Le syndrome de Klinefelter affecte le développement sexuel de l'homme et engendre de petits testicules, des seins hypertrophiés et un manque de pilosité facile ou corporelle. On a établi un lien entre ce syndrome et la hausse du risque de leucémie chez l'enfant.
Le syndrome de Li-Fraumeni accroît grandement le risque d’apparition de plusieurs types de cancer, dont le cancer du sein, l'ostéosarcome, le sarcome des tissus mous, le cancer du cerveau et la leucémie.
Le syndrome de Shwachman-Diamond affecte de nombreuses parties du corps, dont la moelle osseuse, le pancréas et le squelette. On observe souvent chez les enfants atteints de ce syndrome une baisse du taux de tous les types de cellules sanguines. Cela cause plus d'infections, de fatigue, de faiblesse ainsi qu'une tendance aux ecchymoses ou aux saignements. Leur risque d’avoir une leucémie infantile est également plus élevé.
Frère ou sœur atteint de leucémie

Un enfant dont un frère ou une sœur a la leucémie risque légèrement plus d’être atteint de leucémie que les enfants dans la population générale. Chez les jumeaux identiques, le risque est beaucoup plus élevé. Le risque est plus élevé à la naissance et diminue jusqu’à ce que l’enfant ait atteint l’âge de 7 ans.
Fortes doses de radiation

Les enfants exposés à de fortes doses de radiation émises lors d’accidents de réacteurs nucléaires risquent davantage d’être atteints de leucémie. La plupart des leucémies qui apparaissant après une exposition à une radiation sont une LAM, mais il arrive aussi que ce soit une LAL.
Radiothérapie antérieure

Les enfants qui ont déjà reçu une radiothérapie comme traitement du cancer ou d'une autre affection médicale pourraient être plus à risque d’avoir la leucémie. La plupart des leucémies se manifestant après une irradiation sont une LAM plutôt qu'une LAL. Le risque d'être atteint d'une LAM est plus élevé chez une personne qui a reçu une chimiothérapie associée à une radiothérapie comme traitement.
Chimiothérapie antérieure

Les enfants qui ont déjà reçu certains types de chimiothérapie pourraient être plus à risque d’avoir la leucémie. La plupart des leucémies apparaissant après une chimiothérapie sont une LAM plutôt qu'une LAL. La leucémie se manifeste habituellement au cours des 5 ans qui suivent le traitement.
Poids élevé à la naissance

On a établi un lien entre un poids à la naissance supérieur à 4 000 g (8,9 lb) et un risque plus élevé de LAL.
Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et la leucémie infantile, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans l’apparition de la leucémie chez l'enfant.
Rayonnement faiblement radioactif

On a établi un lien entre une exposition à un rayonnement faiblement radioactif avant la naissance et pendant la petite enfance et la LAL. Cette exposition peut provenir d’examens médicaux comme une radiographie ou une tomodensitométrie (TDM). Le risque de leucémie résultant d’une exposition à un rayonnement faiblement radioactif est léger.
Champs électromagnétiques (CEM)

Les résultats d’un petit nombre d’études portent à croire que les CEM engendrés par les lignes électriques peuvent accroître le risque de leucémie infantile.
Pesticides

Les résultats d'études laissent entendre qu'une exposition à certains pesticides pourrait être liée à une hausse du risque de leucémie infantile. Ce risque est associé à l'exposition directe des enfants aux pesticides et à l'exposition de la mère durant la grossesse. Les pesticides sont faits d’un grand nombre de produits chimiques différents, mais seuls certains pourraient avoir un lien avec le risque de leucémie.
Fumée de cigarette

Il y a un certain lien entre la leucémie chez l’enfant et le tabagisme des parents. Il y a aussi un lien entre ce cancer et l’exposition de la mère à la fumée secondaire durant la grossesse. Le risque associé à la fumée de cigarette semble plus élevé dans les cas de LAL infantile.
Alcool

D’après plusieurs études, il y a un lien entre la consommation d’alcool par la mère lors de la grossesse et un risque plus élevé de LAM infantile.
Benzène

L’exposition au benzène est un facteur de risque de la leucémie chez l’adulte. Certaines recherches laissent entendre que le benzène pourrait aussi être un facteur de risque de la leucémie chez l'enfant. Les parents de l’enfant pourraient être exposés au benzène au travail, ou l’enfant pourrait être exposé à cette substance par la pollution de l’air.
Exposition de la mère à la peinture

Les résultats de certaines études laissent croire qu’une mère qui travaille comme peintre, avant ou pendant la grossesse, pourrait faire augmenter le risque de leucémie infantile pour son enfant. On n’a pas identifié quelles substances chimiques présentes dans la peinture pourraient être responsables de ce risque accru.
Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas si les facteurs suivants sont liés à la leucémie chez l’enfant. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. On doit faire plus de recherches pour savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque de la leucémie chez l'enfant :
  • Exposition au radon
  • Exposition moindre aux infections
Questions à poser à votre équipe de soins

Posez des questions sur les risques à l’équipe de soins de votre enfant.




Symptômes de la leucémie chez l'enfant

Les signes ou symptômes de la leucémie chez l’enfant peuvent varier selon le type spécifique de leucémie. Les symptômes des leucémies aiguës apparaissent souvent rapidement, en quelques jours ou quelques semaines. Les symptômes des leucémies chroniques se manifestent sur une plus longue période. D’autres affections médicales peuvent causer les mêmes signes et symptômes que la leucémie chez l’enfant.
Les symptômes de tous les types de leucémies chez l'enfant sont entre autres ceux-ci :
  • fatigue
  • peau pâle
  • infections fréquentes
  • fièvre
  • tendance aux ecchymoses ou aux saignements, qui peut engendrer des saignements de nez fréquents ou importants, des ecchymoses répandues, des gencives qui saignent et des taches rouges sur la peau (pétéchies)
  • douleur osseuse ou articulaire (susceptible de faire boiter)
  • abdomen gonflé (parce que la rate ou le foie est enflé)
  • perte d’appétit
  • perte de poids
  • ganglions lymphatiques enflés
  • toux
  • difficulté à respirer
  • enflure du visage et des bras
  • faiblesse
Il arrive que la leucémie se propage au système nerveux central (SNC), causant ainsi les signes et symptômes qui suivent :
  • maux de tête
  • vomissements (en particulier tôt le matin)
  • faiblesse des muscles du visage et des yeux
  • vision embrouillée
  • crises d'épilepsie
  • difficulté à garder son équilibre
  • performances scolaires faibles





Diagnostiquer la leucémie chez l'enfant

Le processus diagnostique de la leucémie chez l’enfant débute habituellement par une visite à son médecin. Il vous questionnera sur les symptômes que votre enfant éprouve et il lui fera un examen physique. En se basant sur ces informations, il est possible que le médecin lui prescrive des examens afin de vérifier la présence d’une leucémie infantile ou d’autres problèmes de santé. Si le médecin soupçonne une leucémie, il se peut que votre enfant soit pris en charge par une équipe de soins spécialisée dans le traitement des enfants atteints de cancer.
Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant. C’est normal de s’inquiéter, mais essayez de ne pas oublier que d’autres affections médicales peuvent causer des symptômes semblables à ceux de la leucémie chez l’enfant. Il est important que l’équipe de soins élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de leucémie infantile.
On a couramment recours aux tests qui suivent pour éliminer ou diagnostiquer la leucémie chez l’enfant. Bien des tests permettant de poser le diagnostic de cancer sont également employés pour en déterminer le stade, c’est-à-dire jusqu'où la maladie a progressé. Le médecin pourrait aussi faire passer d'autres examens à votre enfant afin de vérifier son état général de santé et d’aider à planifier son traitement.

Épreuves diagnostiquesÉpreuves de stadification et autres
Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux de votre enfant consistent en un bilan de ses symptômes, de ses facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux qu’il aurait pu éprouver dans le passé. En notant ses antécédents médicaux, son médecin vous posera des questions sur ses antécédents familiaux de cancer et sur ses antécédents personnels de certains troubles génétiques dont ceux-ci :
  • syndrome de Down
  • syndrome de Bloom
  • anémie de Fanconi
  • ataxie-télangiectasies
  • neurofibromatose de type 1 (maladie de von Recklinghausen)
  • syndrome de Wiskott-Aldrich
  • syndrome de Klinefelter
  • syndrome de Li-Fraumeni
  • syndrome de Shwachman-Diamond
L'examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de leucémie infantile. Lors de l'examen physique, le médecin peut :
  • prendre les signes vitaux pour savoir s'il n'y a pas de fièvre, d'essoufflement et de battements du cœur rapides;
  • vérifier s'il n'y a pas d'ecchymoses sur la peau ou si elle est pâle;
  • palper le cou, les aisselles et les aines afin de savoir si les ganglions lymphatiques sont enflés;
  • examiner la bouche pour savoir si elle est infectée et si les gencives saignent ou sont enflées;
  • examiner les testicules pour savoir s’ils sont enflés;
  • palper l'abdomen pour savoir si la rate ou le foie est enflé;
  • examiner les os pour savoir s'ils sont sensibles ou douloureux.
Apprenez-en davantage sur l’examen physique.
Formule sanguine complète

La formule sanguine complète (FSC) permet d'évaluer la quantité et la qualité des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes. On y a recours pour vérifier le degré de fonctionnement de la moelle osseuse et la présence d'une anémie. On peut soupçonner une leucémie infantile si :
  • le nombre de cellules sanguines ne correspond pas aux valeurs normales;
  • il y a des cellules sanguines immatures, ou blastes, dans le sang (on observe habituellement les blastes seulement dans la moelle osseuse);
  • le nombre de globules blancs (GB) est bas ou élevé;
  • le nombre de plaquettes est bas.
Apprenez-en davantage sur la formule sanguine complète (FSC).
Dosage des facteurs de saignement et de coagulation sanguine

La leucémie peut rendre les taux de facteurs de coagulation sanguine anormaux, ce qui risque d’affecter la capacité de coagulation du sang par le corps. On peut avoir recours aux tests suivants pour mesurer les facteurs de coagulation sanguine :
  • taux de fibrinogène
  • temps de Quick (TQ) ou Rapport international normalisé (RIN)
  • temps de céphaline (TC)
Ponction et biopsie de la moelle osseuse

Lors d'une ponction et d’une biopsie de la moelle osseuse, on prélève des cellules de la moelle osseuse pour les analyser en laboratoire. Les résultats confirmeront si l'enfant est atteint de leucémie.
On peut utiliser les prélèvements faits lors de la ponction pour d’autres tests comme la cytochimie, l’immunophénotypage et les analyses génétiques des chromosomes et des molécules. Ces tests aident les médecins à établir le type de leucémie dont l’enfant est atteint et à planifier les meilleurs traitements.
Apprenez-en davantage sur la ponction et la biopsie de la moelle osseuse.
Cytochimie

En cytochimie, on emploie des colorants pour identifier les structures tissulaires et les composants des cellules du sang ou de la moelle osseuse. Il y a des colorants qui sont attirés par des substances présentes dans certains types de blastes, ou cellules leucémiques. La coloration ainsi obtenue peut être observée au microscope. La cytochimie aide les médecins à déterminer le type de cellules présent.
Immunophénotypage

L’immunophénotypage est l’étude des protéines exprimées par les cellules. On y a recours pour établir le type ou le sous-type de leucémie.
L’immunophénotypage se base sur une réaction antigène-anticorps très spécifique pour identifier des protéines dans les tissus ou les cellules. On a recours à des anticorps monoclonaux marqués d’une substance fluorescente ou d’une enzyme spécifique qui se lie seulement à des antigènes particuliers, soit des protéines. Le marqueur fluorescent et l’enzyme marqueur permettent aux médecins d’observer les blastes, ou cellules leucémiques.
Les 2 méthodes les plus utilisées en immunophénotypage sont les suivantes.
Immunohistochimie

En immunohistochimie, on a recours au microscope pour observer les marqueurs fluorescents. Elle permet aussi aux médecins d’examiner les cellules et ce qui les entoure.
Cytométrie de flux

La cytométrie de flux est une technique de tri et de classement des cellules à l'aide des marqueurs fluorescents présents à leur surface. Elle permet aux médecins d’observer de nombreux anticorps tout à la fois. Les cellules sont exposées à un laser qui leur fait émettre une lumière mesurée et analysée par ordinateur. Elle permet de recueillir rapidement des données dans des milliers de cellules présentes dans un seul échantillon.
La cytométrie de flux aide à définir les caractéristiques uniques des blastes, ou cellules leucémiques. Ces caractéristiques peuvent aider les médecins à établir un pronostic et à mesurer la réaction au traitement en se basant sur la maladie résiduelle minime (MRM). La MRM fait référence au nombre de blastes présents dans la moelle osseuse qu’on ne peut pas trouver à l’aide des analyses de laboratoire standards, comme la microscopie, mais plutôt avec des tests plus sensibles comme la cytométrie de flux et l’amplification en chaîne par polymérase (ACP).
Études cytogénétiques et moléculaires

La cytogénétique est l’analyse des chromosomes d’une cellule, dont leur nombre, leur taille, leur forme et leur disposition. Les techniques cytogénétiques révèlent les anomalies chromosomiques, ce qui aide les médecins à confirmer le diagnostic et à établir le type ou le sous-type de leucémie. Les résultats des études cytogénétiques aident aussi les médecins à planifier le traitement et à prévoir son efficacité.
On peut détecter des anomalies chromosomiques importantes en observant les cellules au microscope. Mais la plupart des changements affectant l’ADN doivent être analysés plus minutieusement à l’aide d’autres techniques moléculaires. Ce sont entre autres celles qui suivent.
Hybridation in situ en fluorescence (FISH)

L'hybridation in situ en fluorescence (FISH) est un test de génétique moléculaire qui permet d'identifier les anomalies chromosomiques et d'autres changements génétiques dans les cellules cancéreuses, ou blastes. On utilise des sondes d'ADN spéciales marquées par des colorants fluorescents. La FISH permet de diagnostiquer les leucémies qui se ressemblent mais dont les anomalies génétiques sont différentes et qui pourraient donc devoir être traitées différemment.
Amplification en chaîne par polymérase (ACP)

L'amplification en chaîne par polymérase (ACP) est une méthode qui permet de produire de nombreuses copies d'un segment particulier de gène afin de le tester en laboratoire. L'ACP sert à détecter les mutations, inversions ou délétions dans l'ADN qui sont liées à certains types de leucémie. Elle est utile pour diagnostiquer et établir le pronostic d'un type spécifique de leucémie.
Ponction lombaire

La ponction lombaire, ou rachicentèse, sert à prélever une petite quantité de liquide céphalorachidien (LCR) dans la colonne vertébrale. Le LCR est le liquide qui entoure l’encéphale et la moelle épinière et qui aide à les protéger. Le LCR prélevé lors de la ponction lombaire est examiné au microscope afin qu’on sache si le cancer s’est propagé au système nerveux central (SNC).
Apprenez-en davantage sur la ponction lombaire.
Analyses biochimiques sanguines

Lors d'une analyse biochimique sanguine, on mesure le taux de substances chimiques dans le sang. Elle permet d'évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes, comme le foie et les reins, et peut aider à détecter des anomalies. Il est possible qu’on y ait recours pour établir une valeur de référence avant de traiter la leucémie. Les analyses biochimiques sanguines qui permettent de diagnostiquer ou de stadifier la leucémie chez l’enfant sont entre autres celles-ci.
On peut mesurer l’azote uréique du sang et la créatinine afin de connaître la fonction rénale.
L’alanine aminotransférase (ALT), l’aspartate transaminase (AST) et la phosphatase alcaline (PA) sont des enzymes du foie qu’on mesure pour connaître la fonction hépatique.
On peut mesurer la lacticodéshydrogénase (LDH) afin de savoir si des tissus ont été endommagés. Il est possible que le taux de LDH soit élevé à cause de la leucémie ou d’une autre affection.
On peut mesurer le taux de phosphate dans le sang pour savoir s’il y a des troubles des reins, du foie ou des os.
Le taux d’acide urique dans le sang peut être élevé en présence d’une leucémie ou d’autres affections.
On peut mesurer des électrolytes comme le sodium et le potassium dans le cadre d’analyses courantes, entre autres pour vérifier la présence d’un certain nombre d’affections.
Apprenez-en davantage sur les analyses biochimiques sanguines.
Biopsie du testicule

Lors d'une biopsie du testicule, on prélève des tissus ou des cellules du testicule afin de les analyser en laboratoire. Le rapport de pathologie issu du laboratoire confirmera la présence de cellules leucémiques, ou blastes, dans le prélèvement. On peut faire une biopsie du testicule si le testicule du garçon est enflé.
Apprenez-en davantage sur la biopsie.
Radiographie pulmonaire

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images des structures du corps sur film. On a recours à la radiographie pulmonaire pour vérifier :
  • les voies respiratoires de l'enfant avant de lui donner un sédatif quand on veut pratiquer une ponction et une biopsie de la moelle osseuse;
  • la présence d’une infection pulmonaire;
  • si le thymus est enflé;
  • si les ganglions lymphatiques du thorax sont enflés.
Apprenez-en davantage sur la radiographie.
Tomodensitométrie

Lors d'une tomodensitométrie (TDM), on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images en 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées.
La TDM permet de vérifier :
  • si les ganglions lymphatiques du thorax sont enflés;
  • si la rate ou le foie est enflé;
  • la présence d’une infection pulmonaire.
Apprenez-en davantage sur la TDM.
Échographie

Lors d'une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images des structures du corps. L'échographie permet de vérifier si des organes qui peuvent être affectés par la leucémie, comme les reins, la rate, le foie ou les testicules, sont enflés.
Apprenez-en davantage sur l’échographie.
Imagerie par résonance magnétique

En imagerie par résonance magnétique (IRM), on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions.
L'IRM permet entre autres de vérifier si la leucémie s'est propagée au cerveau. Mais la propagation de la leucémie au cerveau est très rare.
Apprenez-en davantage sur l’IRM.
Questions à poser à votre équipe de soins

Apprenez-en davantage sur les façons d’aider votre enfant à faire face aux tests et au traitement et consultez la liste de questions à poser au médecin de votre enfant sur le diagnostic.






mohamed_ameer ÛíÑ ãÊæÇÌÏ ÍÇáíÇð   ÑÏ ãÚ ÇÞÊÈÇÓ
ÞÏíã 03-12-2018, 07:43 PM   #2
mohamed_ameer
 
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: Jan 2018
ÇáÚãÑ: 39
ÇáãÔÇÑßÇÊ: 450
ÇÝÊÑÇÖí ÑÏ: ÈÍË ßäÏì ÈÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ Úä ÓÑØÇä ÇáÏã ÚäÏ ÇáÇØÝÇá

Stades de la leucémie chez l'enfant

La stadification est une façon de décrire ou de classer un cancer selon l’étendue (quantité) de la maladie dans le corps. On attribue normalement aux cancers qui forment une masse solide un numéro de stade selon la taille de la tumeur et sa propagation (métastase) à une autre partie du corps. La leucémie chez l’enfant ne forme pas de tumeurs solides. C’est pourquoi il n’y a pas de système de stadification standard pour la leucémie chez l’enfant.




Read more: http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-in...#ixzz59Ybt2MDi

Si la leucémie chez l'enfant se propage

La leucémie prend naissance dans la moelle osseuse, là où les cellules sanguines immatures, ou blastes, deviennent des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes. Une fois qu’on a diagnostiqué la leucémie, les blastes peuvent aussi porter le nom de cellules leucémiques. Les cellules leucémiques peuvent se propager partout où le sang circule. La leucémie se trouve donc déjà dans différentes parties du corps quand on la détecte.
Dans la moelle osseuse, les globules rouges et les plaquettes ne peuvent plus fonctionner correctement parce qu’il y a trop de cellules leucémiques qui prennent leur place. Quand les cellules leucémiques se propagent à d’autres parties du corps, elles ne forment habituellement pas de tumeurs solides dans d’autres organes. L’accumulation de cellules anormales dans le sang affecte les organes.
Comprendre comment un type de cancer se propage aide votre équipe de soins à planifier votre traitement et vos soins futurs. Les cellules leucémiques peuvent s’accumuler dans les organes suivants :
  • ganglions lymphatiques
  • foie
  • rate
  • testicules
  • peau
  • gencives
  • cerveau et moelle épinière, soit le système nerveux central (SNC)


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Pronostic et survie pour la leucémie chez l'enfant

Il est possible qu’un enfant atteint de leucémie ainsi que ses parents se posent des questions sur son pronostic et sa survie. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul le médecin qui connaît bien les antécédents médicaux de l'enfant, le type de cancer dont il est atteint, les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.
Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera un enfant et comment il réagira au traitement. Un facteur pronostique est un aspect du cancer ou une caractéristique de l'enfant que le médecin prend en considération lorsqu'il fait un pronostic. Un facteur prédictif influence la façon dont le cancer répond à un certain traitement. On aborde souvent les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs ensemble, et ils jouent tous les deux un rôle dans le choix du plan de traitement et dans l'établissement du pronostic.
Les facteurs pronostiques peuvent varier selon le type de leucémie dont l'enfant est atteint, soit une leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) ou une leucémie aiguë myéloblastique (LAM).




Read more: http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-in...#ixzz59YcR6TW1

Pronostic et survie pour la LAL chez l'enfant

Les éléments suivants sont les facteurs pronostiques de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l'enfant.
Âge

L'âge au moment du diagnostic est un facteur pronostique important de la LAL à cellules B. Les enfants âgés entre 1 et 9 ans ont un meilleur pronostic que les nourrissons de moins de 1 an et les enfants âgés de plus de 9 ans. Chez les enfants âgés de moins de 1 an et ceux qui ont plus de 9 ans, le cancer risque davantage de ne pas répondre au traitement et de réapparaître après le traitement (récidive). Ces enfants ont souvent besoin d’un traitement plus intensif.
L’âge n’est pas un facteur pronostique de la LAL à cellules T.
Nombre de globules blancs (GB) lors du diagnostic

Le nombre de GB lors du diagnostic est aussi appelé nombre initial de GB. C’est l’un des plus importants facteurs pronostiques de la LAL chez l’enfant.
Les enfants dont le nombre de GB est inférieur à 50 000 cellules/mm3 ou 50,0 x 109/L ont un meilleur pronostic que les enfants dont le nombre de GB est plus élevé. Chez les enfants dont le nombre de GB est élevé, le cancer risque davantage de ne pas répondre au traitement et de réapparaître après le traitement. Ces enfants ont souvent besoin d’un traitement plus intensif.
Cellules leucémiques dans le système nerveux central (SNC)

Chez les enfants dont la leucémie s’est déjà propagée au cerveau et à la moelle épinière (qu’on appelle système nerveux central, ou SNC) lors du diagnostic, le cancer risque davantage de ne pas répondre au traitement.
Leucémie qui s’est propagée aux testicules

Chez les garçons atteints d’une leucémie qui s’est déjà propagée aux testicules lors du diagnostic, le cancer risque davantage de récidiver.
Anomalies chromosomiques et génétiques

On a établi un lien entre certains changements qui affectent les chromosomes et les gènes des cellules leucémiques, ou blastes, et un pronostic favorable. Ces changements sont entre autres ceux-ci :
  • translocation, ou remaniement, entre les chromosomes 12 et 21 [t(12;21)]
  • présence de plus de 50 chromosomes, soit l’hyperdiploïdie
  • index d’ADN supérieur à 1,16
  • expression des protéines CD10+, CD19+, HLA-DR+, CD22+ ou TdT+
  • trisomie (nombre anormal de chromosomes) 4 et 10
Les anomalies chromosomiques et génétiques des cellules leucémiques qui engendrent un pronostic défavorable sont entre autres celles-ci :
  • translocation entre les chromosomes 9 et 22 [t(9;22)]
  • translocation entre les chromosomes 4 et 11 [t(4;11)]/gène MLL chez les nourrissons
  • présence de moins de 45 chromosomes, soit l’hypodiploïdie
  • index d’ADN inférieur à 0,95
  • amplification intrachromosomique du chromosome 21 (iAMP21)
Sous-type de LAL

Les enfants atteints d'une LAL pré-B ou pré-B précoce ont généralement un meilleur pronostic que ceux qui sont atteints d'une LAL à cellules B matures.
Sexe

Les filles atteintes d’une LAL ont un pronostic un peu plus encourageant que les garçons atteints d’une LAL.
Syndrome de Down

Les enfants atteints du syndrome de Down qui reçoivent un diagnostic de LAL ont un pronostic un peu moins favorable.
Réponse au traitement

On considère que les enfants dont la leucémie répond au traitement avant la fin d’une chimiothérapie d’induction sont en rémission. Les enfants dont la maladie est en rémission ont un meilleur pronostic que ceux dont la leucémie ne réagit pas rapidement au traitement ou qui ont besoin de plus de 1 cycle de chimiothérapie pour parvenir à la rémission.
Le nombre de cellules leucémiques, ou blastes, dans le sang périphérique est appelé numération des blastes périphériques. Les enfants dont la numération des blastes périphériques est faible après 7 jours de chimiothérapie d’induction ont un pronostic plus favorable que ceux dont la numération ne baisse pas.
La maladie encore présente après le traitement qu’on peut détecter seulement à l’aide de tests sensibles est appelée maladie résiduelle minime (MRM). Les enfants ayant une MRM à la fin du traitement d’induction ont un pronostic plus sombre que ceux qui n’ont pas de MRM après un traitement d’induction.




Niveaux de risque pour la LAL chez l'enfant

Les médecins prennent en considération l’ensemble des facteurs pronostiques de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l'enfant pour déterminer un niveau de risque, ou classification du risque. Le niveau de risque comprend la probabilité que le cancer ne réponde pas, ou soit résistant, au traitement ou que le cancer réapparaisse, ou récidive, après le traitement.
Le niveau de risque peut orienter les plans de traitement de l'enfant atteint d'une LAL. Les médecins utilisent ces renseignements pour déterminer si le traitement doit être intensifié ou réduit. Cette approche permet de s'assurer qu'on administre un traitement suffisant tout en causant le moins possible d'effets secondaires à l’enfant.
Les 2 approches qui suivent permettent d’établir le niveau de risque de la LAL chez l’enfant.
Critères du National Cancer Institute (NCI)/Rome

Les critères du National Cancer Institute (NCI)/Rome se basent sur l'âge et le nombre de globules blancs (GB) pour déterminer le risque et prévoir l'issue.
Risque standard

La LAL à risque standard doit répondre à ces deux critères :
  • nombre de globules blancs inférieur à 50 000 cellules/mm3 (50,0 x 109/L)
  • enfant âgé entre 1 et 9 ans
Risque élevé

La LAL à risque élevé peut répondre à l'un des critères suivants :
  • nombre de globules blancs supérieur à 50 000 cellules/mm3 (50,0 x 109/L)
  • enfant âgé de moins de 1 an ou de plus de 9 ans
Children's Oncology Group (COG)

Le Children's Oncology Group (COG) améliore les critères des traitements qui se basent sur les risques, en particulier pour la LAL à précurseurs B chez les enfants âgés de plus de 1 an.
Risque faible

La LAL à risque faible doit répondre à tous ces critères :
  • nombre de globules blancs inférieur à 50 000 cellules/mm3 (50,0 x 109/L);
  • enfant âgé entre 1 et 9 ans;
  • génétique favorable (l’enfant est porteur d’anomalies chromosomiques et génétiques liées à un pronostic favorable);
  • pas de génétique défavorable (l’enfant n’est porteur d’aucune anomalie chromosomique ou génétique liée à un pronostic défavorable);
  • pas de blastes dans le cerveau ou la moelle épinière, soit le système nerveux central (SNC), et leucémie qui ne s’est pas propagée aux testicules;
  • au jour 8, maladie résiduelle minime (MRM) inférieure à 0,01 % dans le sang périphérique;
  • au jour 29, MRM faible dans la moelle osseuse.
Risque moyen

La LAL à risque moyen doit répondre à tous ces critères :
  • nombre de globules blancs inférieur à 50 000 cellules/mm3 (50,0 x 109/L);
  • enfant âgé entre 1 et 9 ans;
  • au jour 8, MRM supérieure ou égale à 0,01 % dans le sang périphérique et génétique favorable ou au jour 8, MRM inférieure à 0,01 % dans le sang périphérique sans génétique favorable;
  • pas de génétique défavorable;
  • au jour 29, MRM faible dans la moelle osseuse;
  • atteinte du SNC inférieure à SNC 3 et leucémie qui ne s’est pas propagée aux testicules.
Risque élevé

L’enfant atteint d’une LAL à risque élevé peut avoir une génétique favorable et n’a pas de génétique défavorable et la maladie répond à n’importe lequel de ces critères :
  • nombre de globules blancs supérieur à 50 000 cellules/mm3 (50,0 x 109/L);
  • enfant âgé de plus de 9 ans mais de moins de 13 ans;
  • au jour 8, MRM supérieure ou égale à 1 % dans le sang périphérique;
  • au jour 29, MRM supérieure ou égale à 0,01 % dans la moelle osseuse;
  • leucémie qui s’est propagée aux testicules.
Risque très élevé

La LAL à risque très élevé répond à n’importe lequel de ces critères :
  • enfant âgé de plus de 13 ans
  • génétique défavorable
  • au jour 29, MRM supérieure ou égale à 0,01 % dans la moelle osseuse et l’un de ces critères :
    • pas de génétique favorable
    • nombre de globules blancs supérieur à 50 000 cellules/mm3 (50,0 x 109/L)
    • enfant âgé de plus de 9 ans




Statistiques de survie à la LAL chez l'enfant

Les statistiques de survie à la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l’enfant sont des estimations très générales qui doivent être interprétées avec prudence. Puisqu’elles sont fondées sur l’expérience de groupes d’enfants, elles ne permettent pas de prévoir les chances de survie d’un enfant en particulier.
Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. Le médecin de votre enfant peut vous expliquer les statistiques relatives à la LAL infantile et ce qu’elles signifient pour lui.
Survie observée

On consigne parfois une statistique de survie observée pour la LAL chez l’enfant. C’est souvent ce taux de survie dont on se sert pour le pronostic. La survie observée correspond au pourcentage d'enfants atteints d’un cancer particulier qu’on s’attend à voir en vie pendant une période de temps spécifique une fois le diagnostic posé.
La survie observée après 5 ans à la LAL chez les enfants âgés de 0 à 14 ans est de 91 %, ce qui signifie qu'en moyenne, on s’attend à ce que 91 % des enfants atteints de LAL soient en vie 5 ans après avoir reçu leur diagnostic. Comme la survie observée ne tient pas compte de la cause du décès, ces enfants peuvent être décédés du cancer ou d’une autre cause.
Questions sur la survie

On conseille aux parents d'enfants atteints de cancer de discuter du pronostic de leur enfant avec le médecin traitant. Le pronostic repose sur de nombreux facteurs dont ceux-ci :
  • antécédents médicaux de l'enfant
  • type de cancer
  • caractéristiques du cancer
  • traitements choisis
  • réaction au traitement
Seul un médecin qui connaît bien ces facteurs pourra examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.




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Pronostic et survie pour la LAM chez l'enfant

Les éléments suivants sont les facteurs pronostiques de la leucémie aiguë myéloblastique (LAM) chez l'enfant.
Âge

Les enfants qui reçoivent un diagnostic de LAM avant l’âge de 2 ans ont un pronostic un peu plus encourageant que les enfants plus âgés.
Nombre de globules blancs (GB) lors du diagnostic

Le nombre de GB lors du diagnostic est aussi appelé nombre initial de GB. Il est possible que les enfants dont le nombre de GB est inférieur à 100 000 cellules/mm3 lors du diagnostic aient un pronostic un peu plus encourageant que les enfants dont le nombre de GB est plus élevé.
Cellules leucémiques dans le système nerveux central (SNC)

Chez les enfants dont la leucémie s’est déjà propagée au cerveau et à la moelle épinière (qu’on appelle système nerveux central, ou SNC) lors du diagnostic, le risque de récidive isolée dans le SNC est plus élevé, ce qui signifie que la leucémie réapparaît seulement dans le SNC.
Anomalies chromosomiques et génétiques

On a établi un lien entre certains changements qui affectent les chromosomes et les gènes des cellules leucémiques, ou blastes, et un pronostic favorable. Ces changements sont entre autres ceux-ci :
  • translocation, ou remaniement, entre les chromosomes 8 et 21 [t(8;21)]
  • inversion du chromosome 16 [inv(16)]
  • translocation entre les chromosomes 15 et 17 [t(15;17)]
  • mutation de la nucléophosmine (NPM1)
  • mutations CCAAT/activateur de liaison de la protéine alpha (C/EBPA)
Les anomalies chromosomiques et génétiques des cellules leucémiques qui engendrent un pronostic défavorable sont entre autres celles-ci :
  • monosomie 5 ou monosomie 7
  • translocation ou inversion du chromosome 3 [t(3;3) ou inv(3)]
  • mutation de la FLT3/ITD
Syndrome de Down

Les enfants atteints du syndrome de Down qui reçoivent un diagnostic de LAM ont tendance à avoir un meilleur pronostic.
Sous-types de LAM

Certains sous-types de LAM engendrent un meilleur pronostic que d’autres. Le sous-type M3 engendre un meilleur pronostic que les autres. Les sous-types M0 et M7 ont tendance à engendrer un pronostic plus sombre.
Morphologie

La morphologie se définit par la taille, la forme et la structure des cellules observées au microscope. La morphologie des cellules de la LAM peut affecter le pronostic. La présence de granules en forme de bâtonnet ou d’aiguille dans les sous-types M2 et M3 de LAM engendre habituellement un meilleur pronostic.
Syndrome myélodysplasique ou LAM secondaire

Les enfants atteints d'une LAM à la suite d’un syndrome myélodysplasique ou du traitement d'un autre cancer, soit une LAM secondaire, ont un pronostic moins favorable.
Réponse au traitement

Les enfants dont la leucémie réagit rapidement au traitement (soit ceux qui parviennent à la rémission après seulement 1 cycle de chimiothérapie) ont un meilleur pronostic que ceux dont la leucémie ne réagit pas rapidement au traitement ou qui ont besoin de plus de 1 cycle de chimiothérapie pour parvenir à la rémission.
La maladie encore présente après le traitement qu’on peut détecter seulement à l’aide de tests sensibles est appelée maladie résiduelle minime (MRM). Les enfants ayant une MRM à la fin d’une chimiothérapie d’induction ont un pronostic plus sombre que ceux qui n’ont pas de MRM après une chimiothérapie d’induction.




Read more: http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-in...#ixzz59Yd49DM2

Traitements de la leucémie chez l’enfant


L’équipe de soins élaborera un plan de traitement juste pour votre enfant qui est atteint de leucémie. Il se basera sur ses besoins et pourrait comporter l’association de différents traitements. Quand l’équipe de soins décide quels traitements proposer pour la leucémie infantile, elle prend les éléments suivants en considération :
  • type et sous-type de leucémie
  • facteurs pronostiques
  • niveau de risque
  • changements chromosomiques et génétiques dans les cellules leucémiques, ou blastes
  • âge de l’enfant
  • état de santé global de l’enfant
  • réponse au traitement
Il est possible que certains enfants atteints de leucémie soient très malades quand on pose le diagnostic initial. Ils peuvent être très anémiques ou risquer d’attraper des infections ou d’avoir des saignements parce que leur nombre de cellules sanguines est bas. Les traitements de la leucémie sont également susceptibles de causer des effets secondaires. Il se peut qu’on administre un traitement de soutien à base d’antibiotiques, de facteurs de croissance et de produits sanguins afin de soigner ou d’aider à prévenir ces affections.
Options de traitement de la leucémie chez l’enfant

On peut proposer les traitements suivants pour la leucémie chez l’enfant.
Chimiothérapie

La chimiothérapie est le traitement principal de la leucémie chez l’enfant. On l’administre aussi pour prévenir ou traiter la propagation de la maladie au cerveau ou à la moelle épinière, soit le système nerveux central, ou SNC.
Radiothérapie

On a parfois recours à la radiothérapie pour traiter la leucémie chez l’enfant. On peut l’administrer pour prévenir ou traiter la propagation de la maladie au SNC. Une leucémie qui s’est propagée aux testicules peut aussi être traitée par radiothérapie. Il est possible d’y avoir recours également pour préparer l’enfant à une greffe de cellules souches.
Greffe de cellules souches

On peut faire une greffe de cellules souches pour traiter certains sous-types de leucémie chez l’enfant qui sont plus susceptibles de récidiver ou qui réapparaissent peu après la rémission.
Traitement ciblé

On administre parfois un traitement ciblé pour traiter certains sous-types de leucémie.
Traitement de soutien

On a recours au traitement de soutien pour traiter les symptômes de la leucémie ou les complications du traitement. On peut entre autres administrer des antibiotiques et des antifongiques, des produits sanguins, des facteurs de croissance et d'autres médicaments.
Suivi

Le suivi après le traitement permet à l’équipe de soins de surveiller l’apparition possible d’une récidive de leucémie et de tout effet tardif du traitement. L’enfant atteint de leucémie devrait avoir régulièrement des visites de suivi, en particulier au cours des premières années qui suivent le traitement.
Réponse au traitement

Jusqu’à quel point la leucémie répond au traitement aide les médecins à établir le niveau de risque et à planifier les soins futurs. Les médecins peuvent employer les termes suivants pour décrire la leucémie chez l’enfant quand ils parlent du traitement et de la réponse au traitement.
Maladie non traitée

Une leucémie non traitée a été récemment diagnostiquée. Aucun traitement n’a encore été administré, sauf pour soulager les symptômes.
Le médecin vérifie le sang et la moelle osseuse afin de savoir s’ils contiennent des cellules leucémiques, ou blastes. On définit ainsi la leucémie non traitée :
  • formule sanguine complète (FSC) anormale et présence possible de cellules leucémiques dans le sang périphérique
  • moelle osseuse anormale (plus de 25 % des cellules dans la moelle osseuse sont des cellules leucémiques)
  • signes et symptômes d’une leucémie infantile
Maladie en rémission

On dit habituellement qu’un enfant est en rémission, ou que la réponse au traitement a été complète, s’il n’y a aucun signe de leucémie après 4 à 6 semaines de chimiothérapie d’induction. On parle de chimiothérapie d’induction puisque c’est le premier d’une série de traitements.
Une rémission complète, ou réponse complète, est ainsi définie de manière générale :
  • FSC normale
  • moins de 5 % des cellules dans la moelle osseuse sont des cellules leucémiques, ou blastes
  • aucun signe ou symptôme général de leucémie infantile
  • aucun signe ou symptôme de leucémie dans le cerveau et la moelle épinière (qu’on appelle système nerveux central, ou SNC), ou dans d’autres parties du corps
De nouvelles techniques d’analyse, comme la cytométrie de flux et l’amplification en chaîne par polymérase (ACP), permettent de mesurer avec précision la quantité de cellules leucémiques dans la moelle osseuse après le traitement, soit la maladie résiduelle minime (MRM). On peut définir la rémission comme la présence de moins de 0,10 à 0,01 % de cellules leucémiques dans la moelle osseuse.
Maladie résiduelle minime (MRM)

Après le traitement, il peut encore y avoir des cellules leucémiques, ou blastes, dans la moelle osseuse. Il est possible que les tests de laboratoire standard, comme la microscopie, ne détectent pas ces cellules leucémiques. Mais des tests plus sensibles, comme la cytométrie de flux et l’amplification en chaîne par polymérase (ACP), permettent de trouver ces cellules. La maladie qu’on observe seulement à l’aide de tests plus sensibles est appelée maladie résiduelle minime (MRM).
On peut se servir de la MRM comme mesure de la réponse au traitement. Même si la MRM est présente en très petite quantité, le risque de récidive est plus grand que lorsque la MRM est indécelable.
Maladie active

Quand la maladie est active, plus de 5 % des cellules dans la moelle osseuse sont des cellules leucémiques, ou blastes. On peut employer ce terme pendant ou après le traitement si la maladie est réapparue (récidive).
Maladie récidivante

Quand la maladie récidive, c’est qu’elle réapparaît après avoir été en rémission à la suite du traitement. On considère que la leucémie récidive si plus de 5 % des cellules dans la moelle osseuse sont des cellules leucémiques, ou blastes.
La leucémie peut réapparaître dans le sang, la moelle osseuse ou d’autres parties du corps comme le cerveau ou la moelle épinière (qu’on appelle système nerveux central, ou SNC) ou encore dans les testicules chez le garçon.
Maladie réfractaire

Réfractaire signifie que le cancer résiste au traitement ou que le traitement n’est pas efficace. On considère que la leucémie est réfractaire si l’enfant ne parvient pas à la rémission après avoir été traité.
Atteinte du système nerveux central (SNC)

L’atteinte du système nerveux central (SNC) signifie que la leucémie s’est propagée au cerveau ou à la moelle épinière. On la définit par le nombre de globules blancs (GB) présents dans le liquide céphalorachidien (LCR).
On peut décrire l’atteinte du SNC de l’une des façons suivantes :
  • SNC 1 – pas de cellules leucémiques, ou blastes, dans le LCR
  • SNC 2 – nombre de GB inférieur à 5/ml avec cellules leucémiques, ou blastes, dans le LCR
  • SNC 3 – nombre de GB égal ou supérieur à 5/ml avec cellules leucémiques, ou blastes, dans le LCR ou bien signes que la leucémie s’est propagée au SNC
Essais cliniques

Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer qui soient meilleures. On proposera à de nombreux enfants atteints de cancer d’être traités en essai clinique. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.









mohamed_ameer ÛíÑ ãÊæÇÌÏ ÍÇáíÇð   ÑÏ ãÚ ÇÞÊÈÇÓ
ÞÏíã 03-12-2018, 07:51 PM   #3
mohamed_ameer
 
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Traitements de la LAL chez l’enfant


Le traitement principal de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l’enfant est la chimiothérapie à long terme dont une importante partie consiste à traiter le système nerveux central (SNC) pour prévenir ou soigner la propagation de la leucémie au cerveau ou au liquide céphalorachidien. Le traitement de la LAL infantile dure habituellement de 2 à 4 ans.
Certains enfants sont très malades lorsqu’ils reçoivent un diagnostic de LAL. D’autres tombent malades en cours de traitement. Un nombre peu élevé de cellules sanguines dû à la LAL ou à son traitement peut causer de graves problèmes, comme des infections, des saignements et même l’insuffisance cardiaque. Un traitement de soutien, comme des antibiotiques ou des transfusions sanguines, peut être nécessaire pour traiter ou prévenir certains de ces problèmes avant et pendant le traitement de la LAL.
Planification du traitement

Les plans de traitement sont conçus de façon à répondre aux besoins uniques de chaque enfant atteint de cancer. Les médecins prennent des décisions relativement au traitement de la LAL en fonction de certains facteurs pronostiques. On peut associer ces facteurs pronostiques pour obtenir un niveau de risque.
Cette approche signifie que les enfants dont le pronostic est très bon ou dont le niveau de risque est plus faible reçoivent un traitement moins intensif et moins toxique. Cela signifie aussi que les enfants dont le pronostic est moins bon ou dont le niveau de risque est plus élevé recevront un traitement plus intensif afin d’accroître leurs chances de survie.
Les facteurs pronostiques dont on se sert pour concevoir un plan de traitement sont entre autres ceux-ci :
  • âge de l’enfant lors du diagnostic (traitement plus agressif pour les enfants âgés de moins de 1 an ou de plus de 9 ans);
  • nombre de globules blancs (GB) lors du diagnostic (traitement plus agressif pour les enfants dont le nombre de GB est supérieur à 50 000 cellules/mm3, ou 50,0 x 109 cellules/L);
  • sous-type de LAL (LAL à cellules B matures souvent traitée par chimiothérapie plus intensive en raison de son pronostic plus sombre);
  • propagation de la leucémie au SNC ou aux testicules (traitement plus agressif pour les enfants dont le liquide céphalorachidien ou les testicules contiennent des cellules leucémiques, ou blastes, lors du diagnostic);
  • changements dans les chromosomes des cellules leucémiques;
  • réponse au traitement (traitement plus agressif pour les enfants dont la leucémie réagit plus lentement au traitement initial).
Apprenez-en davantage sur le pronostic et la survie pour la LAL chez l’enfant et les niveaux de risque pour la LAL chez l’enfant.
Chimiothérapie

On a recours à de nombreux protocoles différents pour traiter la LAL chez l’enfant, mais ils suivent généralement un modèle semblable. Le traitement comporte habituellement différentes phases de chimiothérapie. Le traitement du système nerveux central (SNC) est administré à chacune des phases.
La chimiothérapie administrée pour traiter la LAL chez l’enfant comporte habituellement les phases suivantes.
Chimiothérapie d’induction

Le but de la chimiothérapie d'induction de la LAL chez l’enfant est de parvenir à la rémission en détruisant toutes les cellules leucémiques (blastes) présentes dans le sang, la moelle osseuse et le liquide céphalorachidien (LCR). La chimiothérapie d'induction dure de 4 à 6 semaines. Il est possible que l’enfant passe une petite ou une grande partie de ce temps à l’hôpital. Plus de 95 % des enfants atteints de LAL parviennent à la rémission après 1 mois de traitement.
On peut faire une ponction et une biopsie de la moelle osseuse lors de la chimiothérapie d’induction afin de savoir comment la leucémie réagit au traitement.
Les médicaments administrés lors de la chimiothérapie d’induction varient selon le niveau de risque. L’association chimiothérapeutique à laquelle on a le plus couramment recours pour traiter la LAL à risque standard ou faible est entre autres celle-ci :
  • vincristine (Oncovin)
  • asparaginase (Kidrolase), asparaginase Erwinia (Erwinase) ou pegaspargase (Oncaspar)
  • dexaméthasone (Decadron, Dexasone) ou prednisone
Pour traiter une LAL à risque plus élevé, on y ajoute l’un des médicaments suivants :
  • daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
  • doxorubicine (Adriamycin)
Chimiothérapie de consolidation

La chimiothérapie de consolidation, ou d’intensification, est la deuxième phase du traitement. Tous les enfants atteints de LAL reçoivent une chimiothérapie de consolidation après une chimiothérapie d’induction. Le but du traitement de consolidation est de détruire toutes les cellules leucémiques, ou blastes, qui restent dans le sang ou la moelle osseuse une fois que la rémission est complète. Ce traitement aide à prévenir la récidive dans des emplacements éloignés comme le SNC ou les testicules.
Lors de la chimiothérapie de consolidation, on a recours à d’autres médicaments que ceux qu’on administre à la phase d’induction. L’intensité de la chimiothérapie de consolidation et le type peuvent varier selon le niveau de risque. La phase de consolidation dure de 4 à 6 semaines.
Les agents chimiothérapeutiques les plus couramment administrés lors de la phase de consolidation sont entre autres ceux-ci :
  • asparaginase
  • vincristine
  • cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox)
  • cytarabine (Cytosar, Ara-C)
  • mercaptopurine (Purinethol, 6-MP)
On peut avoir recours à d’autres médicaments lors de cette phase dont ceux-ci :
  • prednisone
  • dexaméthasone
  • doxorubicine
  • daunorubicine
Chimiothérapie d’entretien provisoire

La phase d’entretien provisoire suit habituellement la chimiothérapie de consolidation. Cette phase ressemble au cycle d’entretien standard. Elle permet à la moelle osseuse de se rétablir tout en maintenant la rémission. L’entretien provisoire peut durer de 6 à 8 semaines.
Les agents chimiothérapeutiques administrés lors de la phase d’entretien provisoire peuvent comprendre ceux-ci :
  • méthotrexate à dose intermédiaire ou à forte dose
  • mercaptopurine
  • vincristine
  • asparaginase
  • prednisone ou dexaméthasone
Chimiothérapie d’intensification différée

La phase d’intensification différée, ou de réinduction, permet d’administrer une chimiothérapie plus intense avant la chimiothérapie d’entretien. Elle aide à empêcher la leucémie de réapparaître.
On administre habituellement la chimiothérapie d’intensification différée de 3 à 4 mois après que l’enfant ait atteint la rémission à la suite d’une chimiothérapie d’induction. La phase d’intensification différée se déroule en blocs qui durent généralement 8 semaines.
Certains enfants dont le risque est élevé pourraient recevoir un bloc supplémentaire de chimiothérapie d’intensification différée selon leur propre plan de traitement. Elle peut être suivie d’un autre bloc de chimiothérapie d’entretien provisoire.
Les agents chimiothérapeutiques administrés au cours de la phase d’intensification différée peuvent être les mêmes qu’aux phases d’induction et de consolidation. Le calendrier d’administration des traitements et des médicaments est spécifique à chaque cas.
On peut avoir recours aux médicaments suivants lors de la phase d’intensification différée :
  • vincristine
  • dexaméthasone
  • asparaginase
  • doxorubicine
  • cyclophosphamide
  • thioguanine (Lanvis, 6-TG)
  • cytarabine
Chimiothérapie d’entretien

Une fois que les autres phases du traitement ont réussi à faire baisser le nombre de cellules leucémiques, ou blastes, on commence la chimiothérapie d’entretien. Au cours de cette dernière phase, on administre une chimiothérapie de faible intensité (doses moins fortes et moins fréquentes) sur une longue période pour maintenir la rémission.
La phase d’entretien dure habituellement 2 ans chez les filles et 3 ans chez les garçons. En général, la chimiothérapie d’entretien est plus longue chez les garçons parce que les cellules leucémiques peuvent se propager aux testicules.
La phase d’entretien est beaucoup moins intensive que les autres phases. Elle comporte surtout la prise orale (par la bouche) de médicaments chaque jour à la maison. On administre aussi une chimiothérapie intraveineuse et intrathécale intermittente au cours de cette phase. La chimiothérapie intrathécale est administrée directement dans le liquide céphalorachidien (LCR) par ponction lombaire. Les enfants sont habituellement en mesure de prendre part à leurs activités quotidiennes habituelles dès qu’ils se sentent assez bien et la plupart retournent à l’école au cours de cette phase.
Les agents chimiothérapeutiques administrés lors de la phase d’entretien sont entre autres ceux-ci :
  • mercaptopurine orale au quotidien
  • méthotrexate oral une fois par semaine
On y ajoute souvent des doses, ou pulses, intermittentes d’autres agents chimiothérapeutiques tels que ceux-ci :
  • vincristine
  • dexaméthasone
Traitement du système nerveux central (SNC)

Le système nerveux central (SNC) est composé du cerveau et de la moelle épinière. Le traitement du SNC est administré à toutes les phases du traitement de la LAL chez l’enfant. Il aide à prévenir la propagation de toute cellule leucémique, ou blaste, au SNC et détruit toutes les cellules leucémiques présentes dans le SNC. Cela aide à empêcher la leucémie de réapparaître.
Le type de traitement du SNC administré dépend du niveau de risque et de la présence de signes que le cancer s’est déjà propagé au SNC lors du diagnostic. Le traitement du SNC comporte habituellement une chimiothérapie intrathécale, c’est-à-dire l’administration de médicaments directement dans le liquide céphalorachidien (LCR). On peut administrer seulement une chimiothérapie intrathécale ou l’associer à une chimiothérapie systémique, à une radiothérapie ou aux deux.
Chimiothérapie

On a le plus souvent recours à la chimiothérapie intrathécale comme traitement du SNC. On commence habituellement à l’administrer à la phase d’induction. On peut l’administrer 2 fois ou plus au cours du premier mois de traitement. On intensifie généralement la chimiothérapie intrathécale, c’est-à-dire que l’enfant la reçoit plus souvent, lors de la chimiothérapie de consolidation et on la prolonge aux phases d’entretien et d’intensification différée. Au cours de ces phases, on peut administrer de 4 à 8 doses de chimiothérapie intrathécale aux 2 à 3 semaines.
L’agent chimiothérapeutique auquel on a le plus souvent recours pour la LAL à faible risque ou à risque standard est le méthotrexate. Les LAL à risque plus élevé peuvent être traitées avec du méthotrexate, de la cytarabine et de l’hydrocortisone.
On peut aussi administrer des doses modérées ou élevées de méthotrexate par la bouche (voie orale) ou dans une veine à l’aide d’une aiguille (voie intraveineuse) comme chimiothérapie systémique lors du traitement du SNC.
Radiothérapie

On administre parfois une radiothérapie à la tête, soit une irradiation cérébrale, dans le cadre du traitement du SNC. On évite de le faire si c’est possible puisqu’une radiothérapie à la tête risque d’affecter la croissance et le développement des jeunes enfants.
L’irradiation cérébrale peut être administrée aux enfants qui ont des cellules leucémiques, ou blastes, dans le SNC lors du diagnostic ou à ceux qui font partie du groupe à risque élevé.
Greffe de cellules souches

On fait parfois une greffe de cellules souches pour traiter certains cas de LAL chez l’enfant. On peut y avoir recours pour :
  • une LAL qui ne réagit pas bien au traitement ou qui récidive peu après être entrée en rémission;
  • une LAL en rémission dont le risque de récidive est élevé;
  • les enfants atteints d’une LAL porteuse du chromosome Philadelphie;
  • des formes plus rares de LAL (après une première rémission obtenue à la suite d’une chimiothérapie d’induction).
Les formes plus rares de LAL qu’on peut traiter par greffe de cellules souches sont les suivantes :
  • LAL à cellules T qui ne réagit pas bien à la chimiothérapie;
  • LAL chez les nourrissons âgés de moins de 1 an.
Essais cliniques

De nombreux enfants atteints de leucémie participent à un essai clinique conçu selon le sous-type et le niveau de risque de leur LAL. Dans le protocole de l'essai, on indique quelles sont les nouvelles associations chimiothérapeutiques administrées ainsi que leurs doses.
Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».


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Traitements de la LAL récidivante ou réfractaire chez l'enfant

Lorsqu’il y a récidive de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l'enfant, c’est que le cancer est réapparu après le traitement et une première rémission. Une maladie primitive réfractaire, c’est un cancer qui résiste au traitement initial et qui ne parvient pas à la rémission.
On peut décrire la récidive de LAL chez l'enfant comme étant médullaire, c’est-à-dire que des cellules leucémiques, ou blastes, sont présentes dans la moelle osseuse. On peut aussi dire qu’elle est extramédullaire, c’est-à-dire que des cellules leucémiques sont présentes hors de la moelle osseuse.
Les traitements administrés et le pronostic pour une LAL récidivante ou réfractaire chez l’enfant dépendent des facteurs suivants :
  • traitement déjà reçu;
  • récidive dans la moelle osseuse, hors de la moelle osseuse (comme le système nerveux central ou les testicules) ou les deux;
  • temps qui s'est écoulé depuis le traitement (plus de temps passe entre le traitement et la récidive, meilleur est le pronostic);
  • sous-type de LAL;
  • anomalies dans les chromosomes et les gènes des cellules leucémiques.
Le traitement de la LAL récidivante ou réfractaire chez l'enfant comporte habituellement une autre chimiothérapie d’induction (appelée réinduction). Elle est suivie d'une chimiothérapie de consolidation puis d'entretien. On traite le système nerveux central (SNC) quand la LAL récidive dans le cerveau ou le liquide céphalorachidien. Des approches thérapeutiques plus agressives, comme une greffe de cellules souches, peuvent être adoptées pour les cas à risque plus élevé. Il est possible qu'on ait recours à la radiothérapie pour une récidive hors de la moelle osseuse, comme lorsque la maladie se propage aux testicules ou au SNC. On peut administrer un traitement ciblé dans certains cas.
Chimiothérapie de réinduction

Voici certains médicaments qu’on peut administrer lors de la chimiothérapie de réinduction pour traiter la LAL récidivante ou réfractaire chez l’enfant :
  • vincristine (Oncovin)
  • asparaginase (Kidrolase), asparaginase Erwinia (Erwinase) ou pegaspargase (Oncaspar)
  • doxorubicine (Adriamycin)
  • daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
  • cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox)
  • cytarabine (Cytosar, Ara-C)
  • étoposide (Vepesid, VP-16)
  • téniposide (Vumon, VM-26)
  • prednisone
  • dexaméthasone (Decadron, Dexasone)
  • mitoxantrone (Novantrone)
Les associations chimiothérapeutiques les plus couramment employées pour traiter une récidive de LAL chez l'enfant sont les suivantes :
  • vincristine, dexaméthasone, asparaginase et daunorubicine
  • vincristine, dexaméthasone, asparaginase et mitoxantrone
Traitement du système nerveux central (SNC)

Les enfants atteints d’une récidive de LAL seulement au cerveau ou dans le liquide céphalorachidien sont traités avec une chimiothérapie systémique intensive et une chimiothérapie intrathécale. La chimiothérapie systémique circule dans le sang pour atteindre des cellules dans tout le corps. La chimiothérapie intrathécale est administrée directement dans le liquide céphalorachidien (LCR).
L’irradiation cérébrale est dirigée vers la tête. On l’administre aux enfants qui n’ont pas encore reçu de radiothérapie à la tête.
Greffe de cellules souches

On a parfois recours à la greffe de cellules souches pour traiter la LAL infantile qui réapparaît en cours de traitement ou peu de temps après. On peut aussi y avoir recours quand une LAL à cellules T récidive. Il est également possible de faire une greffe de cellules souches à tous les enfants atteints d’une récidive après un deuxième cycle de chimiothérapie.
Les médecins sont plus portés à proposer une greffe de cellules souches si un frère ou une sœur de l’enfant est un donneur compatible.
Radiothérapie

La récidive extramédullaire, c'est lorsqu’on observe des cellules leucémiques dans une partie du corps, comme le SNC ou les testicules, mais pas dans la moelle osseuse. En plus d’une chimiothérapie intensive, les enfants atteints d’une récidive extramédullaire pourraient aussi recevoir une radiothérapie qui ciblerait la région affectée si elle n'a pas déjà été irradiée.
Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales.
Les enfants atteints d’une LAL à précurseurs B récidivante ou réfractaire sans chromosome de Philadelphie peuvent recevoir du blinatumomab (Blincyto). On l’administre par une aiguille insérée dans une veine (perfusion).
Apprenez-en davantage sur le traitement ciblé.
Essais cliniques

De nombreux enfants atteints de leucémie participent à un essai clinique conçu selon le sous-type et le niveau de risque de leur LAL. Dans le protocole de l'essai, on indique quelles sont les nouvelles associations chimiothérapeutiques administrées ainsi que leurs doses.
Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».




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Traitements de la LAM chez l’enfant


Le traitement principal de la leucémie aiguë myéloblastique (LAM) chez l’enfant est la chimiothérapie. On peut faire une greffe de cellules souches une fois que la maladie entre en rémission. Une importante partie du traitement consiste à traiter le système nerveux central (SNC) pour prévenir ou soigner la propagation de la leucémie au cerveau ou au liquide céphalorachidien. On peut avoir recours à la radiothérapie pour traiter la LAM dans certaines régions si elle cause des problèmes graves.
Certains enfants sont très malades lorsqu’ils reçoivent un diagnostic de LAM. D’autres tombent malades en cours de traitement. Un nombre peu élevé de cellules sanguines dû à la LAM ou à son traitement peut causer de graves problèmes, comme des infections, des saignements et même l’insuffisance cardiaque. Un traitement de soutien, comme des antibiotiques ou des transfusions sanguines, peut être nécessaire pour traiter ou prévenir certains de ces problèmes avant et pendant le traitement de la LAM.
Planification du traitement

Les plans de traitement sont conçus de façon à répondre aux besoins uniques de chaque enfant atteint de cancer. Les médecins prennent des décisions relativement au traitement de la LAM en fonction de certains facteurs pronostiques. On peut associer ces facteurs pronostiques pour obtenir un niveau de risque.
Cette approche signifie que les enfants dont le pronostic est très bon reçoivent un traitement moins intensif et moins toxique. Cela signifie aussi que les enfants dont le pronostic est moins bon recevront un traitement plus intensif afin d’accroître leurs chances de survie.
Les facteurs pronostiques dont on se sert pour concevoir un plan de traitement sont entre autres ceux-ci :
  • sous-type de LAM;
  • niveau de risque (traitement plus intensif pour une LAM à risque élevé);
  • propagation de la leucémie au SNC (traitement dirigé vers le SNC pour les enfants dont le liquide céphalorachidien contient des cellules leucémiques, ou blastes, lors du diagnostic);
  • changements dans les chromosomes et les gènes des cellules leucémiques;
  • réponse au traitement (traitement plus agressif pour les enfants dont la leucémie réagit plus lentement au traitement initial).
Apprenez-en davantage sur le pronostic et la survie pour la LAM chez l’enfant et les niveaux de risque pour la LAM chez l’enfant.
Chimiothérapie

On a recours à de nombreux protocoles différents pour traiter la LAM chez l’enfant, mais ils suivent généralement un modèle semblable. Le traitement comporte habituellement différentes phases de chimiothérapie qui ont recours à différentes associations de médicaments et à divers modes d’administration. Le traitement du système nerveux central (SNC) est administré à chacune des phases.
La chimiothérapie administrée pour traiter la LAM chez l’enfant comporte habituellement les phases suivantes.
Chimiothérapie d’induction

Le but de la chimiothérapie d'induction de la LAM chez l’enfant est de parvenir à la rémission en détruisant toutes les cellules leucémiques (blastes) présentes dans le sang, la moelle osseuse et le liquide céphalorachidien (LCR). La chimiothérapie d'induction dure habituellement de 4 à 8 semaines et comprend 2 ou 3 cycles de chimiothérapie d’association. Les enfants atteints du syndrome de Down et d’une LAM classée FAB M7 réagissent bien à une chimiothérapie plus faible. Il est possible que l’enfant passe une petite ou une grande partie de ce temps à l’hôpital.
On peut faire une ponction de la moelle osseuse lors de la chimiothérapie d’induction afin de savoir comment la leucémie réagit au traitement. On répète la chimiothérapie d’induction jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cellules leucémiques dans la moelle osseuse.
Les associations chimiothérapeutiques auxquelles on a le plus couramment recours pour traiter la LAM sont entre autres celles-ci :
  • cytarabine (Cytosar, Ara-C) et daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
  • cytarabine, daunorubicine et étoposide (Vepesid, VP-16)
  • daunorubicine, cytarabine et thioguanine (Lanvis, 6-TG)
D’autres médicaments peuvent être administrés dont ceux-ci :
  • amsacrine (AMSA PD)
  • thioguanine (Lanvis, 6-TG)
  • mitoxantrone (Novantrone)
  • idarubicine (Idamycin)
Chimiothérapie de consolidation

La chimiothérapie de consolidation, ou d’intensification, est la deuxième phase du traitement. La plupart des enfants atteints de LAM reçoivent une chimiothérapie de consolidation après une chimiothérapie d’induction. Le but du traitement de consolidation est de détruire toutes les cellules leucémiques, ou blastes, qui restent dans le sang ou la moelle osseuse une fois que la rémission est complète. Ce traitement aide à prévenir la réapparition (récidive) de la leucémie.
La chimiothérapie de consolidation comprend habituellement un traitement très intense d’une durée de 4 à 6 mois. Le type de chimiothérapie administré le plus souvent est la cytarabine à forte dose qu’on associe à d’autres agents chimiothérapeutiques. Les associations chimiothérapeutiques auxquelles on a le plus souvent recours sont entre autres celles-ci :
  • cytarabine et étoposide
  • cytarabine et mitoxantrone
  • cytarabine et asparaginase (Kidrolase), asparaginase Erwinia (Erwinase) ou pegaspargase (Oncaspar)
Les agents chimiothérapeutiques suivants peuvent être administrés avec la cytarabine :
  • thioguanine
  • ifosfamide (Ifex)
  • amsacrine
  • fludarabine (Fludara)
  • idarubicine
Greffe de cellules souches

Les enfants dont la maladie risque fortement de récidiver ou dont les facteurs pronostiques sont plus défavorables et dont un frère ou une sœur est un donneur compatible sont souvent traités par greffe de cellules souches une fois que la leucémie est en rémission. Les enfants dont la maladie risque peu de récidiver ou dont les facteurs pronostiques sont bons n’ont pas besoin d’une greffe de cellules souches sauf si la LAM récidive. Il est peu fréquent que les enfants atteints du syndrome de Down aient besoin d’une greffe de cellules souches puisqu’ils ont un meilleur pronostic et un risque de récidive plus faible.
L’allogreffe de cellules souches a recours aux cellules souches d’un donneur, habituellement un frère ou une sœur. Ce type de greffe est le traitement privilégié pour les enfants atteints d’une LAM qui risque fortement de récidiver ou qui résiste au traitement. Plusieurs essais cliniques d’envergure pour les enfants atteints de LAM ont permis de constater que l’autogreffe de cellules souches et une chimiothérapie intensive sont aussi efficaces.
Traitement du système nerveux central (SNC)

Le système nerveux central (SNC) est composé du cerveau et de la moelle épinière. Le traitement du SNC est administré à toutes les phases du traitement de la LAM chez l’enfant. Il aide à prévenir la propagation de toute cellule leucémique, ou blaste, au SNC et détruit toutes les cellules leucémiques présentes dans le SNC. Cela aide à empêcher la leucémie de réapparaître.
Le traitement du SNC comporte habituellement une chimiothérapie intrathécale, c’est-à-dire l’administration de médicaments directement dans le liquide céphalorachidien (LCR). On administre habituellement la chimiothérapie intrathécale au début du traitement de la LAM et aux 1 à 2 mois tant et aussi longtemps que dure le traitement. Les médicaments administrés peuvent comprendre le méthotrexate, la cytarabine ou les deux. On peut aussi y ajouter de l’hydrocortisone.
Dans de rares cas, on administre une radiothérapie à la tête, soit une irradiation cérébrale, dans le cadre du traitement du SNC. On évite de le faire si c’est possible puisqu’une radiothérapie à la tête risque d’affecter la croissance et le développement des jeunes enfants.
Essais cliniques

De nombreux enfants atteints de leucémie participent à un essai clinique conçu selon le sous-type et le niveau de risque de leur LAM. Dans le protocole de l'essai, on indique quelles sont les nouvelles associations chimiothérapeutiques administrées ainsi que leurs doses.
Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».



Traitements de la LPA chez l’enfant

La leucémie promyélocytaire aiguë (LPA) infantile est un sous-type de leucémie aiguë myéloblastique (LAM). La LPA apparaît ou se propage rarement dans le cerveau et la moelle épinière (appelé système nerveux central, ou SNC), alors la chimiothérapie intrathécale n’est habituellement pas nécessaire lors du diagnostic initial de LPA. La chimiothérapie intrathécale permet d’administrer des médicaments directement dans le liquide céphalorachidien (LCR) par ponction lombaire.
LPA primitive

Les enfants atteints de LPA reçoivent souvent de la trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque, ATRA, Vesanoid) et un traitement de soutien. La trétinoïne est un médicament fait à partir de la vitamine A.
La trétinoïne peut faire évoluer les cellules leucémiques, ou blastes, en cellules matures, réduisant ainsi le nombre de cellules leucémiques dans la moelle osseuse. Elle aide à faire augmenter le nombre de cellules sanguines. Un nombre plus élevé de cellules sanguines aide, lui, à réduire les effets secondaires de la chimiothérapie, comme l’aplasie médullaire.
On doit faire suivre l’administration de trétinoïne d’une chimiothérapie ou l’y associer dans le but de parvenir à une rémission de longue durée, ce qui se produit chez 80 à 90 % des personnes atteintes de LPA.
Chimiothérapie d’induction

Le but de la chimiothérapie d’induction pour la LPA est de détruire toutes les cellules cancéreuses, ou blastes, présentes dans le sang et la moelle osseuse et d’amener l’enfant à la rémission. On administre la trétinoïne avec la chimiothérapie. La chimiothérapie comprend habituellement les médicaments suivants :
  • cytarabine (Cytosar, Ara-C)
  • daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
Chimiothérapie de consolidation

On administre la chimiothérapie de consolidation une fois qu’on est parvenu à la rémission. On l’appelle aussi chimiothérapie d’intensification ou traitement post-rémission. Le but de la chimiothérapie de consolidation pour la LPA est de détruire toutes les cellules cancéreuses, ou blastes, qui restent dans le sang ou la moelle osseuse une fois que l’enfant est en rémission.
La chimiothérapie de consolidation pour la LPA est composée de daunorubicine habituellement associée à la trétinoïne.
Chimiothérapie d’entretien

Les enfants atteints de LPA peuvent recevoir un traitement d’entretien pendant environ 1 an. Le but de cette phase est d’empêcher la maladie de réapparaître. On administre souvent la trétinoïne ainsi que les agents chimiothérapeutiques suivants :
  • méthotrexate
  • mercaptopurine (Purinethol, 6-MP)
LPA récidivante ou réfractaire

Lorsqu’il y a récidive de LPA chez l'enfant, c’est que le cancer est réapparu après le traitement et une première rémission. Une LPA primitive réfractaire, c’est un cancer qui résiste au traitement initial et qui ne parvient pas à la rémission.
Les traitements auxquels on a le plus souvent recours pour la LPA récidivante ou réfractaire sont entre autres ceux-ci :
  • trioxyde de diarsenic
  • trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque, ATRA, Vesanoid) ainsi qu’une chimiothérapie
  • greffe de cellules souches (parfois envisagée une fois qu’on est parvenu à une deuxième rémission)
Syndrome de l’acide rétinoïque (SAR)

Le syndrome de l’acide rétinoïque est une complication causée par la trétinoïne. Les symptômes sont entre autres ceux-ci :
  • troubles respiratoires dus à une accumulation de liquide autour des poumons ou du cœur
  • pression artérielle basse
  • insuffisance rénale
Si les symptômes sont légers, on poursuit l’administration de trétinoïne ainsi que d’un stéroïde, comme la dexaméthasone (Decadron, Dexasone). L’équipe de soins surveille attentivement l’enfant pour savoir si le stéroïde aide à soulager les symptômes. Si les symptômes sont graves et qu’ils ne réagissent pas au stéroïde, on cesse temporairement d’administrer la trétinoïne.
Essais cliniques

De nombreux enfants atteints de leucémie participent à un essai clinique conçu selon le sous-type et le niveau de risque de leur maladie. Dans le protocole de l'essai, on indique quelles sont les nouvelles associations chimiothérapeutiques administrées ainsi que leurs doses.
Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».


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Chimiothérapie et traitement ciblé pour une leucémie chez l'enfant

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux, ou cytotoxiques, pour détruire les cellules cancéreuses. La plupart des enfants atteints de leucémie reçoivent une chimiothérapie. L’équipe de soins prendra en considération les besoins de votre enfant pour choisir les agents chimiothérapeutiques, les doses et les modes d’administration. Il est possible que votre enfant reçoive d’autres traitements.
On administre une chimiothérapie pour différentes raisons. L’enfant atteint de leucémie peut recevoir une chimiothérapie pour :
  • détruire toutes les cellules leucémiques, ou blastes, dans la moelle osseuse et le tissu lymphatique afin d’engendrer la rémission
  • détruire toutes les cellules leucémiques présentes dans le cerveau ou la moelle épinière (appelé système nerveux central, ou SNC)
  • ramener la production de cellules sanguines à la normale
La chimiothérapie est habituellement un traitement systémique. Cela signifie que les médicaments circulent dans le sang pour atteindre et détruire les cellules leucémiques dans tout le corps, dont celles qui auraient pu se propager à d’autres parties du corps par le sang. On peut administrer comme traitement de la leucémie chez l'enfant une chimiothérapie systémique par la bouche ou par une aiguille insérée dans une veine (intraveineuse) ou dans un muscle (injection intramusculaire). Pour permettre l’administration des médicaments sans danger, il est possible que le médecin ait recours à un dispositif spécial appelé cathéter veineux central. Ce dispositif est habituellement installé lors d’une courte opération pratiquée au début de la chimiothérapie et on le laisse en place jusqu’à ce que le traitement soit fini. Apprenez-en davantage sur les cathéters veineux centraux.
La chimiothérapie peut également être un traitement régional, c’est-à-dire qu’on l’administre à une région spécifique du corps. On peut administrer la chimiothérapie régionale directement au cerveau et à la moelle épinière, qu’on appelle système nerveux central (SNC). C’est alors une chimiothérapie intrathécale, qu’on administre pour prévenir et traiter la propagation de la leucémie au SNC.
En général, pour le traitement de la leucémie aiguë myéloblastique (LAM), on a recours à des doses plus élevées de chimiothérapie sur une plus courte période, soit moins de 1 an. On traite habituellement la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) avec des doses moins élevées de chimiothérapie sur une plus longue période, soit de 2 à 4 ans généralement.
Les médicaments employés, les doses administrées ainsi que les horaires suivis varient d’un enfant à l’autre. Le type de chimiothérapie ainsi que son intensité (dose et horaire) dépendent des éléments suivants :
  • type et sous-type de leucémie
  • anomalies chromosomiques ou génétiques
  • facteurs pronostiques
  • niveau de risque
  • âge de l’enfant
Agents chimiothérapeutiques administrés pour la leucémie chez l’enfant

Les agents chimiothérapeutiques employés pour traiter la leucémie chez l'enfant sont les suivants :
  • vincristine (Oncovin)
  • daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
  • doxorubicine (Adriamycin)
  • cytarabine (Cytosar, Ara-C)
  • asparaginase (Kidrolase), asparaginase Erwinia (Erwinase) ou pegaspargase (Oncaspar)
  • étoposide (Vepesid, VP-16)
  • téniposide (Vumon, VM-26)
  • mercaptopurine (Purinethol, 6-MP)
  • thioguanine (Lanvis, 6-TG)
  • méthotrexate
  • mitoxantrone (Novantrone)
  • cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox)
On peut administrer des stéroïdes, comme la prednisone et la dexaméthasone (Decadron, Dexasone) avec les agents chimiothérapeutiques mentionnés ci-dessus.
Les associations chimiothérapeutiques les plus couramment employées comme chimiothérapie d’induction pour la leucémie chez l'enfant sont les suivantes :
  • vincristine, dexaméthasone et asparaginase
  • vincristine, dexaméthasone, asparaginase et daunorubicine ou doxorubicine
Si la leucémie infantile ne réagit pas aux médicaments déjà administrés, ou si elle récidive, on pourrait avoir de nouveau recours au protocole initial. On en augmente parfois les doses.
Traitement du système nerveux central (SNC)

Les cellules leucémiques, ou blastes, peuvent se propager au système nerveux central (SNC). Elles peuvent être présentes dans le SNC lors du diagnostic ou s’y propager au fur et à mesure que la maladie évolue. On administre les médicaments directement dans les espaces qui contiennent le liquide céphalorachidien (LCR) afin d’empêcher les cellules leucémiques de se propager au SNC ou de traiter les cellules leucémiques présentes dans le SNC. C’est une chimiothérapie intrathécale. Le médecin injecte les médicaments par ponction lombaire, ou rachicentèse.
Les agents chimiothérapeutiques les plus couramment administrés lors du traitement du SNC visant à prévenir la propagation des cellules leucémiques au SNC ou à les traiter sont les suivants :
  • méthotrexate
  • cytarabine
  • hydrocortisone
Traitement ciblé

Le traitement ciblé est un type de traitement qui a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques (habituellement des protéines) qui participent à la croissance des cellules cancéreuses, tout en limitant les dommages aux cellules normales. On peut administrer un traitement ciblé pour traiter les enfants atteints d’une leucémie infantile et porteurs du chromosome Philadelphie (Ph+). Il est possible d’administrer le traitement ciblé :
  • comme traitement principal
  • à n’importe quelle phase du traitement
Le médicament ciblé auquel on a le plus couramment recours est l’imatinib (Gleevec). Un autre médicament ciblé qu’on peut employer est le dasatinib (Sprycel). Ces médicaments sont pris par la bouche (voie orale) une fois par jour.
Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

On peut obtenir des renseignements sur les médicaments spécifiques employés pour traiter le cancer chez l'enfant sur les sites Web suivants :
Questions à poser sur la chimiothérapie

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur la chimiothérapie à l’équipe de soins.










mohamed_ameer ÛíÑ ãÊæÇÌÏ ÍÇáíÇð   ÑÏ ãÚ ÇÞÊÈÇÓ
ÞÏíã 03-12-2018, 08:01 PM   #4
mohamed_ameer
 
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: Jan 2018
ÇáÚãÑ: 39
ÇáãÔÇÑßÇÊ: 450
ÇÝÊÑÇÖí ÑÏ: ÈÍË ßäÏì ÈÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ Úä ÓÑØÇä ÇáÏã ÚäÏ ÇáÇØÝÇá

Effets secondaires de la chimiothérapie et du traitement ciblé pour une leucémie chez l'enfant

Peu importe le traitement de la leucémie chez l’enfant, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque enfant les ressent différemment. Certains en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.
La chimiothérapie peut causer des effets secondaires puisqu’elle risque d’endommager les cellules saines tout en détruisant les cellules cancéreuses. Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines après la chimiothérapie. Il arrive parfois que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.
Les effets secondaires du traitement ciblé sont généralement légers et peuvent comprendre la diarrhée, les nausées, la douleur musculaire et articulaire, la fatigue et les éruptions cutanées. Un effet secondaire courant est l’enflure, qui peut être causée par l’accumulation de liquide autour des yeux ou dans les mains ou les pieds. Les médicaments ciblés peuvent aussi ralentir la croissance de l’enfant, en particulier si on les administre avant qu’il n’ait atteint la puberté.
Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :
  • type de médicament ou association de médicaments
  • dose
  • mode d'administration du médicament (chimiothérapie systémique ou intrathécale)
  • état de santé global de l'enfant et sa constitution génétique
L’équipe de soins peut vous dire quels effets secondaires votre enfant est susceptible d’éprouver, combien de temps ils dureront et quand votre enfant devrait se rétablir. Le corps d’un enfant semble mieux tolérer la chimiothérapie que le corps d’un adulte. Les enfants ont généralement moins d’effets secondaires graves et se rétablissent souvent plus rapidement que les adultes.
Avisez votre équipe de soins si votre enfant éprouve ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la chimiothérapie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider votre enfant à les soulager.

Effets secondaires de la chimiothérapie et du traitement ciblé pour une leucémie chez l’enfant
Aplasie médullaire

L'aplasie médullaire est une affection caractérisée par la diminution du nombre d'un ou de plusieurs types principaux de cellules sanguines.
  • Une baisse du nombre de globules blancs (neutropénie ou leucopénie) accroît le risque d'infection.
  • Une baisse du nombre de plaquettes (thrombocytopénie) accroît le risque d'ecchymoses et de saignements.
  • Une baisse du nombre de globules rouges (anémie) cause de la fatigue, de la pâleur et une sensation générale d’inconfort ou de maladie.
La baisse du nombre de cellules sanguines est le résultat de la chimiothérapie sur la moelle osseuse, là où sont fabriquées les cellules sanguines. Le nombre de cellules sanguines atteint souvent son plus bas niveau de 7 à 14 jours après la chimiothérapie.
Le médecin vérifie régulièrement le nombre de cellules sanguines de l'enfant afin de déterminer s'il a besoin d'une transfusion sanguine. Quand le nombre de cellules sanguines est bas, on ajuste habituellement la dose de chimiothérapie ou bien on pourrait cesser le traitement pendant un certain temps.
Apprenez-en davantage sur l’aplasie médullaire.
Douleur dans la bouche

La chimiothérapie peut rendre la bouche douloureuse ou causer un mal de gorge. Elle risque d’irriter ou de faire saigner les gencives. Ces effets secondaires se manifestent parce que le tissu qui tapisse la bouche et le tube digestif est constitué de cellules qui se divisent rapidement. Comme la chimiothérapie cible ce type de cellules, elle endommage les tissus. Si l'enfant a la bouche endolorie, il peut avoir de la difficulté à boire et à manger. Il est possible également que des lésions douloureuses, des ulcères et des infections apparaissent dans la bouche.
La douleur dans la bouche se manifeste environ une semaine (entre le 5e et le 14e jour) après qu'on ait commencé à administrer certains types de chimiothérapie. Elle s'atténue souvent d'elle-même dans la semaine qui suit son apparition. Une hygiène de la bouche régulière et minutieuse peut aider à prévenir la douleur et à atténuer l'infection. C'est l'équipe de soins qui donne les directives à suivre sur la fréquence des nettoyages et des rinçages de la cavité buccale et sur les produits à utiliser. L’enfant peut avoir besoin d’analgésiques ou de solutions orales spéciales pour soulager la douleur.
Apprenez-en davantage sur la douleur dans la bouche et le mal de gorge.
Perte d'appétit

Les nausées et vomissements, la fatigue ou une accumulation de déchets causée par la mort des cellules cancéreuses peuvent engendrer une perte d'appétit. Elle peut se produire des jours ou des semaines après la chimiothérapie. Certains agents chimiothérapeutiques risquent de causer temporairement des changements du goût et de l'odorat, susceptibles de rendre les aliments moins appétissants. Il y a des enfants qui se désintéressent de la nourriture et qui ne mangent plus, ce qui risque de mener à une perte de poids et à la malnutrition. Continuer de bien s'alimenter pendant et après la chimiothérapie est important pour aider un enfant à se rétablir du traitement.
Apprenez-en davantage sur la perte d’appétit et les changements du goût.
Nausées et vomissements

Les agents chimiothérapeutiques peuvent donner mal au cœur à l'enfant (nausées). Certains médicaments peuvent le faire vomir. Chacun a des effets différents, mais les nausées et les vomissements sont plus susceptibles de se produire lorsqu'on associe des agents chimiothérapeutiques. Certains médicaments rendent les enfants malades qu’une fois que plusieurs doses ont été administrées.
Les nausées et vomissements peuvent se manifester au cours des premières heures qui suivent la chimiothérapie et durent habituellement environ 72 heures. Chez certains enfants, la nausée d'anticipation peut apparaître après quelques séances de traitement, c'est-à-dire qu'ils ont mal au cœur avant même de recevoir leurs médicaments parce qu'ils s'attendent à être malades.
Avisez l’équipe de soins si votre enfant a des nausées et des vomissements. Elle peut recommander des antinauséeux destinés aux enfants qui reçoivent une chimiothérapie.
Apprenez-en davantage sur les nausées et vomissements.
Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux est aussi appelée alopécie. La perte de poils et de cheveux ainsi que la sensibilité du cuir chevelu sont des effets secondaires courants de la chimiothérapie puisque les médicaments anticancéreux causent temporairement des dommages aux cellules normales responsables de la pousse des poils et des cheveux. L'alopécie varie grandement chez les enfants traités pour un cancer. Certains perdent tous leurs cheveux et les poils de leur corps. D’autres n’en perdent qu'une partie ou bien ils ne font qu’amincir.
L'alopécie peut commencer après quelques jours ou 2 à 3 semaines de chimiothérapie. Les poils et cheveux repoussent habituellement une fois le traitement terminé. Chez la plupart des enfants, la repousse des poils et des cheveux se produit lorsqu'ils commencent la chimiothérapie d'entretien, soit environ 6 mois après le début du traitement. Les poils et cheveux peuvent avoir une couleur et une texture légèrement différentes d'avant.
Pour protéger la tête de l'enfant du soleil, il devrait porter un chapeau et un écran solaire lorsqu'il est dehors. Si l'enfant ne perd pas ses cheveux, utilisez un shampooing et des produits capillaires doux afin d'éviter l'irritation du cuir chevelu.
Apprenez-en davantage sur la perte de poils et de cheveux.
Troubles du système nerveux

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des troubles au système nerveux central (SNC). Ces problèmes sont plus susceptibles de se produire quand on administre la chimiothérapie par voie intrathécale, c’est-à-dire qu’on l’injecte directement dans le liquide céphalorachidien (LCR). Les symptômes causés par les troubles du système nerveux dépendent des nerfs qui sont endommagés.
La neuropathie périphérique, c'est la perte de mouvements ou de sensations dans des régions contrôlées par un ou plusieurs nerfs. Elle peut être causée par certains agents chimiothérapeutiques, comme la vincristine (Oncovin). Elle est susceptible de se manifester des jours ou des semaines après la chimiothérapie. Les symptômes peuvent être intermittents et durer bien des mois après la chimiothérapie. Certains médicaments ou une physiothérapie peuvent aider à soulager ces symptômes.
Les signes et symptômes de la neuropathie périphérique peuvent être les suivants :
  • chutes fréquentes
  • maladresse
  • trébuchements
  • incapacité de tenir des objets, d'ouvrir des bouteilles ou de détacher des boutons
  • difficulté à grimper ou à s'amuser avec des jouets, en particulier de petits jouets
  • picotements et engourdissements dans les doigts ou les orteils et impression qu'on les pique avec une aiguille
Apprenez-en davantage sur les dommages au système nerveux causés par la chimiothérapie.
Hépatite chimique

L'hépatite est l'inflammation du foie. Quand elle est causée par des agents chimiothérapeutiques, on l’appelle hépatite chimique. Le foie peut être endommagé par ces médicaments puisqu’il les décompose, ou métabolise.
Les signes et symptômes de l'hépatite chimique sont entre autres les suivants :
  • jaunisse
  • douleur dans la partie supérieure droite de l'abdomen
  • fièvre
  • transpiration excessive
  • fatigue
  • symptômes pseudo-grippaux
  • nausées et vomissements
  • perte d'appétit
  • ecchymoses et saignements
Constipation

On est constipé lorsqu'on va à la selle moins souvent que d'habitude. Certains médicaments, comme la vincristine, ralentissent le mouvement des selles dans l'intestin. Les selles peuvent être dures, sèches et difficiles à évacuer. De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de constipation, dont le type d'agent chimiothérapeutique employé et la diminution de l'apport en liquides. Les médicaments administrés pour soulager la douleur peuvent aussi constiper.
La constipation se manifeste habituellement de 3 à 7 jours après l'administration de l'agent chimiothérapeutique. Elle peut causer de la douleur, des ballonnements, des vomissements, une occlusion intestinale, des hémorroïdes ou des fissures (déchirures) anales. L’équipe de soins de votre enfant peut vous recommander des produits ramollissants ou des laxatifs pour l’aider à composer avec la constipation.
Apprenez-en davantage sur la constipation.
Douleur au point d'injection

De nombreux agents chimiothérapeutiques sont administrés par injection, souvent par le biais d’une aiguille dans une veine (intraveineuse, ou IV). Après la première piqûre d'aiguille pour insérer l'aiguille ou le cathéter, l'enfant ne ressent habituellement pas d'inconfort ou de douleur lorsqu'on lui administre les agents chimiothérapeutiques par IV.
Il arrive parfois que des médicaments fuient d’une veine et s'écoulent dans les tissus voisins. On parle alors d'extravasation. Certains agents chimiothérapeutiques, comme la vincristine (Oncovin), peuvent être très irritants s’ils fuient d’une veine et s'écoulent dans les tissus voisins. Quand ces agents entrent dans les tissus, ils peuvent causer une rougeur, de l’enflure, de la douleur et une sensation de brûlure ou de picotement au point d'injection. Dans certains cas, l'extravasation peut causer des dommages importants à la peau et aux tissus mous voisins qui ressemblent à une brûlure.
L’extravasation est considérée comme une urgence. Avisez l’équipe de soins immédiatement si vous pensez que les agents chimiothérapeutiques fuient. Elle traitera l’extravasation pour essayer de prévenir l’apparition de dommages graves à la peau et aux tissus.
Perte de poids

De nombreux enfants perdent du poids lors de la chimiothérapie. La perte de poids peut être causée par les facteurs suivants :
  • perte d'appétit
  • modification du goût et de l'odeur de la nourriture
  • nausées et vomissements
  • diarrhée
  • bouche et une gorge endolories
L'équipe de soins de l’enfant surveille attentivement son poids. S'il est incapable de manger suffisamment pour grandir et rester en santé, on pourrait le nourrir par le biais d'un tube inséré dans son nez et qui descend dans la gorge jusqu’à l’estomac (sonde nasogastrique). On pourrait aussi le nourrir par une aiguille insérée dans une veine (voie intraveineuse, ou IV). Si l’enfant reçoit une alimentation intraveineuse, on parle alors de nutrition parentérale.
Apprenez-en davantage sur l’alimentation et par sonde et la nutrition parentérale.
Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d'habitude et qu'elles sont plus liquides. C'est le résultat des agents chimiothérapeutiques qui affectent souvent les cellules qui tapissent le tube digestif. La diarrhée peut varier de légère (selles molles et fréquentes) à grave (grandes quantités de selles liquides).
De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de diarrhée, dont le type et la dose d'agent chimiothérapeutique administré. Elle est souvent plus importante lorsqu'on associe des médicaments. La diarrhée se manifeste peu après le début de la chimiothérapie et est susceptible de se prolonger jusqu'à 2 semaines après le traitement.
La présence de diarrhées lors de la chimiothérapie peut aussi être causée par certains agents antinauséeux, des antibiotiques ou des infections intestinales. Elles s’atténuent habituellement entre chaque séance de chimiothérapie.
Apprenez-en davantage sur la diarrhée.
Problèmes de peau

Il est fréquent que des problèmes de peau mineurs apparaissent pendant la chimiothérapie. Certains médicaments ciblés peuvent aussi causer des problèmes de peau. Les plus courants sont des éruptions cutanées, la rougeur, les démangeaisons, la desquamation, la sécheresse et l'acné. La peau de l'enfant peut être rouge, sensible ou s'irriter facilement pendant et après le traitement. Les problèmes de peau peuvent apparaître dès qu’on administre la chimiothérapie. Ils peuvent aussi se manifester des jours, des semaines et même des mois après la chimiothérapie.
Certains agents chimiothérapeutiques peuvent rendre la peau plus sensible au soleil. Pour protéger la peau de l’enfant du soleil, il devrait se couvrir et porter un écran solaire lorsqu'il est dehors.
Apprenez-en davantage sur les changements de la peau causés par la chimiothérapie.
Fatigue

La fatigue est un effet secondaire courant de la chimiothérapie. La fatigue rend un enfant plus las que d'habitude. L'enfant peut se sentir très fatigué, même après avoir dormi et s'être reposé. La fatigue peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. Elle se manifeste pour diverses raisons dont l'anémie, des médicaments spécifiques, une perte d'appétit, la dépression ou bien des substances toxiques qui sont produites lorsque les cellules cancéreuses se décomposent et meurent.
La fatigue peut durer des jours, des semaines et même des mois. La fatigue et la faiblesse peuvent être constantes tout au cours du traitement ou être intermittentes. La fatigue peut se prolonger bien après que le traitement du cancer soit terminé, bien qu'elle s’atténue généralement dans les semaines qui suivent la fin du traitement.
Apprenez-en davantage sur la fatigue.
Douleur musculaire et articulaire

La douleur musculaire et articulaire peut être un effet secondaire courant des médicaments ciblés. Elle est habituellement liée à la dose administrée. La douleur articulaire apparaît souvent tout de suite après la séance de traitement, mais elle s’atténue habituellement au fil du temps. L'équipe de soins peut vous proposer un médicament antidouleur léger, comme l’acétaminophène (Tylenol, Atasol), pour aider à la soulager.
Enflure

Les médicaments ciblés peuvent causer la rétention de liquide, soit l’accumulation de liquide. Elle provoque souvent une légère enflure des bras, des jambes et du visage, en particulier autour des yeux. La rétention de liquide et l’enflure devraient disparaître une fois le traitement fini.
Réactions allergiques

Les réactions allergiques ne sont pas un effet secondaire courant de la chimiothérapie, mais il est possible qu'elles se produisent. Elles sont plus susceptibles de se manifester lorsque certains médicaments sont administrés dans une veine par le biais d’une aiguille (voie intraveineuse). Elles peuvent survenir immédiatement ou plusieurs heures après l’administration des médicaments et être légères ou graves. Bien que tous les médicaments risquent de causer une réaction allergique, certains agents chimiothérapeutiques sont plus enclins que d'autres à engendrer des réactions allergiques.
La réaction allergique peut se traduire par :
  • une éruption cutanée, comme l'urticaire
  • des démangeaisons
  • une difficulté à respirer
  • l'enflure de certaines parties du corps
  • de la fièvre et des frissons
  • des nausées et vomissements
Apprenez-en davantage sur les réactions allergiques à la chimiothérapie.
Dommages au cœur

Le cœur peut être affecté par certains agents chimiothérapeutiques, en particulier les anthracyclines comme la daunorubicine (Cerubidine, daunomycine), et par une radiothérapie au thorax. L’étendue des dommages au cœur dépend souvent de la dose totale d’anthracyclines administrée. Le cœur risque plus d'être affecté lorsqu'on administre des associations d'agents chimiothérapeutiques.
Des symptômes tels que des battements du cœur irréguliers ou rapides, un essoufflement ou une toux sèche, peuvent apparaître lors de la chimiothérapie. Un effet secondaire plus courant est la force avec laquelle le cœur pompe le sang qui peut diminuer plusieurs années après la chimiothérapie. Le cœur est affecté par la chimiothérapie seulement chez un petit nombre d’enfants. Quand cela se produit, c'est habituellement permanent.
Apprenez-en davantage sur les troubles cardiaques.
Troubles reproducteurs et sexuels

La chimiothérapie peut affecter l'appareil reproducteur. Elle risque de réduire la production d'hormones par les ovaires ou les testicules, ce qui peut retarder la puberté. À cause de certains agents chimiothérapeutiques, il y a des enfants qui ne seront pas en mesure d'avoir des enfants (infertiles) à l'âge adulte.
Apprenez-en davantage sur les troubles de l’appareil reproducteur de la femme et les troubles de l’appareil reproducteur de l’homme.


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Radiothérapie pour une leucémie chez l'enfant

En radiothérapie, on a recours à des rayons ou à des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. On l’administre parfois pour traiter les enfants atteints d’une leucémie. L’équipe de soins prendra en considération les besoins de votre enfant pour choisir le type de radiothérapie, la dose à administrer, la façon de le faire et l’horaire à suivre.
On administre la radiothérapie pour différentes raisons. Votre enfant peut recevoir une radiothérapie pour :
  • prévenir ou traiter la propagation de la leucémie au cerveau et à la moelle épinière (appelé système nerveux central, ou SNC)
  • prévenir ou traiter la propagation de la leucémie aux testicules
  • le préparer à une greffe de cellules souches
On a recours aux types de radiothérapies qui suivent pour traiter la leucémie chez l’enfant.
Radiothérapie externe

Lors de la radiothérapie externe, un appareil émet des radiations vers la tumeur et une partie du tissu qui l’entoure. On peut y avoir recours pour prévenir ou traiter la propagation de la leucémie au SNC ou aux testicules.
Les enfants atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) peuvent recevoir une radiothérapie externe quand :
  • on observe des cellules leucémiques, ou blastes, dans le liquide céphalorachidien (LCR) lors du diagnostic;
  • la LAL est à cellules T et que le nombre de globules blancs (GB) est élevé;
  • la leucémie risque fortement de se propager au LCR;
  • on observe des cellules leucémiques dans les testicules après une chimiothérapie d’induction.
On n’a pas souvent recours à la radiothérapie externe pour traiter la leucémie aiguë myéloblastique (LAM).
Les jeunes enfants, en particulier ceux qui ont moins de 4 ans, risquent davantage d’éprouver des effets secondaires à la suite d’une radiothérapie au cerveau. Quand c’est possible, on a recours à la chimiothérapie intrathécale et à la chimiothérapie systémique, plutôt qu’à la radiothérapie, pour prévenir ou traiter la propagation de la leucémie au cerveau.
On peut administrer une radiothérapie externe au corps entier dans le cadre de la préparation à une greffe de cellules souches. On parle alors d’irradiation corporelle totale (ICT).


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Effets secondaires de la radiothérapie pour une leucémie chez l'enfant

Peu importe le traitement de la leucémie chez l’enfant, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque enfant les ressent différemment. Certains en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.
Lors des séances de radiothérapie, l’équipe de soins protège le plus possible les cellules saines qui se trouvent dans la zone de traitement. Si ces cellules saines sont endommagées, des effets secondaires risquent de se produire. Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines après la radiothérapie. Il arrive parfois que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la radiothérapie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.
Les effets secondaires de la radiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :
  • région du corps traitée
  • taille de la région traitée
  • dose de radiation administrée à chaque séance de traitement (dose par fraction)
  • dose totale de radiation administrée
  • mode d’administration
  • âge de l’enfant
Avisez votre équipe de soins si votre enfant éprouve ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la radiothérapie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider votre enfant à les soulager.

Effets secondaires de la radiothérapie
Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux (aussi appelée alopécie) ou leur amincissement se produit seulement dans la région traitée par radiothérapie externe. La quantité perdue et la repousse varient d'un enfant à l'autre et dépendent de la dose administrée. De petites doses de radiation engendrent habituellement une perte temporaire, tandis que des doses plus élevées peuvent causer une perte permanente.
L'alopécie peut débuter après environ 2 à 3 semaines de traitement. Les poils et les cheveux s'amincissent ou ils tombent graduellement. Ils peuvent aussi tomber soudainement et par poignées.
Les poils et les cheveux commencent habituellement à repousser de 3 à 6 mois après la radiothérapie. La couleur et la texture peuvent être différentes, et la repousse peut être plus fine ou se faire en plaques.
Apprenez-en davantage sur la perte de poils et de cheveux.
Réactions cutanées

Des réactions cutanées se produisent parce que les radiations externes circulent à travers la peau jusqu'à la région ciblée par le traitement. La peau qui se trouve dans la zone de traitement peut être rouge, sèche, floconneuse et démanger. Elle risque aussi de peler et d’être sensible ou endolorie.
La plupart des réactions cutanées se manifestent au cours des 2 premières semaines de radiothérapie. Elles se dissipent habituellement quelques semaines après le traitement, mais elles deviennent parfois un problème à long terme. La peau qui se trouve dans la zone de traitement peut s'amincir. Elle peut sembler :
  • plus pâle ou plus foncée puisque les cellules qui produisent le pigment de la peau sont affectées (parfois permanent);
  • lisse, tendue et brillante puisque du tissu cicatriciel se forme;
  • rouge parce que des petits vaisseaux sanguins se sont élargis.
Demandez à l’équipe de radiothérapie quels onguents ou crèmes vous pouvez utiliser pour aider à soulager les problèmes de peau.
Apprenez-en davantage sur les problèmes de peau.
Fatigue

La fatigue est l'un des effets secondaires généraux les plus courants de la radiothérapie. Elle peut être causée par le cancer, d'autres états comme l'anémie et la douleur, ou bien des substances toxiques produites par les cellules cancéreuses qui se décomposent et meurent. Lors de la radiothérapie, le corps de l'enfant utilise plus d'énergie pour se guérir, c'est pourquoi la fatigue n'est pas toujours soulagée par le repos. Se rendre quotidiennement à ses séances de traitement peut aussi être fatigant.
L'irradiation de n'importe quelle région du corps peut rendre un enfant plus fatigué que d'habitude, mais la fatigue est plus courante lorsqu'on traite de grandes régions du corps. L'anémie est également plus susceptible d'apparaître lorsque la surface traitée comprend des os où les cellules sanguines sont formées dans la moelle osseuse, comme ceux du bassin.
La fatigue s'installe habituellement lors de la deuxième semaine de radiothérapie ou plus tard. Les symptômes de la fatigue peuvent s'accentuer ou s'aggraver en cours de traitement. Les symptômes sont entre autres :
  • la lassitude
  • l'épuisement
  • la sensation d'être trop faible pour faire ses activités habituelles
  • la somnolence
  • la difficulté à se concentrer ou à se rappeler certaines choses
La fatigue se dissipe généralement de façon graduelle une fois la radiothérapie terminée. Certains enfants continuent de se sentir fatigués plusieurs semaines ou des mois après ce traitement.
Apprenez-en davantage sur la fatigue.
Œdème cérébral

L’œdème cérébral, c'est l'enflure des tissus du cerveau qui peut être causée par l'administration de fortes doses de radiation au cerveau ou par le cancer même. L'œdème cérébral peut apparaître rapidement en cours de traitement. Il risque de provoquer une hausse de la pression à l’intérieur du crâne, soit la pression intracrânienne, ou PIC. Certains symptômes de l'œdème cérébral sont les suivants :
  • maux de tête
  • changements de la vision
  • nausées et vomissements (en particulier tôt le matin)
  • faiblesse musculaire
  • changements de la mémoire ou de la concentration
  • crises d'épilepsie
Il est important d'aviser l'équipe de radiothérapie de la présence de maux de tête, de changements de la vision et de nausées et vomissements. Ils détermineront la cause de ces effets secondaires et s'il est nécessaire de cesser le traitement temporairement, de changer de médicaments ou d'avoir recours à des antidouleurs.
La crise d'épilepsie est causée par des impulsions électriques anormales dans le cerveau. Certains enfants éprouvent une aura avant d'avoir une crise. L'aura est caractérisée par une sensation, une vision ou une odeur inhabituelle. Il y a des crises qui sont légères alors que d'autres provoquent des symptômes plus dérangeants. Les symptômes de la crise d'épilepsie peuvent être ceux-ci :
  • odeurs ou goûts inhabituels
  • changements de la vision ou hallucinations
  • secousses, ou saccades, des muscles ou des membres
  • mordillement de la langue
  • écoulement de bave
  • perte de contrôle de la vessie
  • perte de conscience
  • confusion
Syndrome de somnolence

Le syndrome de somnolence est un groupe de symptômes qui comprennent entre autres ceux-ci :
  • somnolence excessive (certains enfants dorment jusqu’à 20 heures par jour)
  • léthargie, ou manque d'énergie
  • légers maux de tête
  • fièvre légère
  • nausées et vomissements
  • perte d'appétit
  • irritabilité
  • difficulté à avaler
  • difficulté à parler
Le syndrome de somnolence peut apparaître de 4 à 12 semaines après une radiothérapie externe à la tête et durer de 2 à 8 semaines. Les symptômes disparaissent habituellement sans traitement.
Maux d'oreille ou troubles de l'ouïe

Il est possible que des maux d'oreille ou des troubles de l'ouïe apparaissent si l'oreille se trouve dans la région traitée. Ces problèmes peuvent se manifester si la radiation durcit le cérumen. Ils peuvent aussi être causés par une irritation ou des dommages à l’oreille moyenne ou à l’oreille interne dus à la radiothérapie. Les maux d'oreille et les troubles de l'ouïe disparaissent habituellement d'eux-mêmes quelques mois après la radiothérapie.
La présence de troubles de l'ouïe devrait être signalée à l'équipe de radiothérapie. On prescrit parfois des gouttes pour ramollir le cérumen ou soulager la douleur. Pour aider à prévenir les maux d’oreille, il faut protéger les oreilles du soleil, du vent et du froid.
Changements neurologiques

Les changements neurologiques sont souvent un effet tardif de la radiothérapie externe au cerveau, mais on ne sait pas vraiment comment la radiation affecte les fonctions mentale et émotionnelle. De fortes doses de radiation administrées au cerveau sont plus susceptibles de provoquer des problèmes neurologiques à long terme. Plus l'enfant est jeune, plus les changements risquent d'être graves. C’est pourquoi on retarde souvent la radiothérapie le plus longtemps possible pour permettre au cerveau de se développer afin qu'il soit moins vulnérable aux effets de la radiation.
Changements mentaux et émotionnels

Les changements mentaux et émotionnels peuvent être les suivants :
  • changements de la pensée (fonction cognitive), dont la concentration et le raisonnement
  • changements qui affectent les émotions, dont l'irritabilité, les sautes d'humeur et la dépression
  • perte de mémoire
  • troubles de la parole
  • troubles de l'équilibre et de la coordination
Il se peut que l'enfant qui reçoit une radiothérapie au cerveau doive être évalué et suivi par un psychologue ou un neurologue sur une base régulière. Ces spécialistes vérifient la présence de symptômes afin que les changements mentaux et émotionnels soient détectés et traités le plus rapidement possible.
Lésions des nerfs crâniens

Il est possible que des lésions apparaissent dans les nerfs lorsque la radiothérapie endommage l'une des 12 paires de nerfs crâniens. Ces nerfs vous permettent de voir, de bouger vos yeux, de sentir, d’entendre, de goûter et de garder votre équilibre. Ils contrôlent aussi les muscles du visage, de la langue, de la gorge et des épaules. Des lésions aux nerfs crâniens peuvent causer :
  • des changements de la vue
  • des troubles de l'ouïe
  • une faiblesse du visage, de la langue, du cou ou des épaules
Des médecins peuvent effectuer régulièrement un examen neurologique afin de vérifier le système nerveux et de rechercher tout changement neurologique. Ces problèmes sont en général un effet tardif de la radiothérapie.
Changements des taux d’hormones

L'irradiation du cerveau peut endommager l'hypothalamus ou l'hypophyse. Ces structures produisent des hormones qui participent à différentes fonctions du corps. Si l’hypothalamus ou l’hypophyse est endommagé, il est possible qu’il ne soit pas en mesure de libérer certaines hormones ou d'en contrôler la sécrétion. Les changements des taux d’hormones peuvent causer différents problèmes :
  • Un faible taux de l’hormone de croissance a comme conséquence une plus petite taille, des membres plus courts et une diminution du développement physique global.
  • Un faible taux des hormones sécrétées par la glande thyroïde engendre une baisse du métabolisme et un ralentissement du développement physique et mental.
  • Des changements des taux d’hormones sexuelles (comme l'œstrogène, la progestérone et la testostérone) pourraient accélérer ou ralentir le déclenchement de la puberté.
  • Des taux plus faibles des hormones sécrétées par la glande surrénale provoquent un déséquilibre de l'eau et des électrolytes, une faiblesse musculaire, une moins grande capacité d'adaptation au stress et une plus grande susceptibilité aux infections.
Des changements des taux d’hormones deviennent souvent un problème à long terme après une radiothérapie au cerveau. L’équipe de soins doit surveiller régulièrement ces effets et pourrait prescrire des médicaments pour remplacer certaines hormones.
Leucoencéphalopathie

La leucoencéphalopathie est un problème qui affecte la substance blanche du cerveau. Cette substance contient des cellules nerveuses couvertes de myéline, une matière qui agit comme isolant et qui accélère la transmission des signaux dans les nerfs. La radiation peut détruire la gaine de myéline qui se trouve dans la région traitée et le tissu tout autour. C’est ce qu’on appelle démyélinisation.
Les symptômes de la leucoencéphalopathie sont entre autres :
  • la léthargie, ou manque d'énergie
  • l’incapacité de coordonner ses mouvements, ou ataxie
  • les engourdissements
  • les spasmes musculaires
  • une faiblesse musculaire ou une paralysie
  • des crises d'épilepsie
La leucoencéphalopathie se manifeste plus souvent après une chimiothérapie à forte dose, mais elle est aussi possible après une radiothérapie au cerveau. Dans ce dernier cas, c’est habituellement un effet tardif qui risque d’être permanent.
Sécheresse buccale

Il est possible que la bouche s'assèche (xérostomie) tout comme la gorge quand la radiation affecte les glandes salivaires, qui peuvent être dans la région traitée lors de la radiothérapie au cerveau ou à la moelle épinière. La radiation endommage les glandes de façon à ce qu’elles produisent moins de salive. La salive produite est épaisse, ce qui fait qu'il peut être difficile d'avaler. La salive aide à nettoyer les dents et les gencives, c'est pourquoi le risque d'avoir des caries et une maladie des gencives est plus élevé lorsqu'on a moins de salive dans la bouche.
La bouche et la gorge s'assèchent au cours des 2 à 3 premières semaines de radiothérapie à la tête et au cou et cela peut s'aggraver avec le temps.
Apprenez-en davantage sur la sécheresse de la bouche.
Douleur dans la bouche et mal de gorge

La douleur dans la bouche est aussi appelée stomatite ou mucosite buccale. Elle se manifeste parce que la radiation affecte les cellules qui se développent rapidement dans le revêtement de la bouche. Des lésions douloureuses peuvent apparaître dans la bouche ou sur la langue, les gencives ou les lèvres. Les muqueuses qui tapissent la bouche, la gorge et l'œsophage risquent de s'irriter.
La douleur dans la bouche se produit après 2 à 3 semaines de radiothérapie. Elle s'atténue souvent quelques semaines après le traitement.
Apprenez-en davantage sur la douleur dans la bouche et le mal de gorge.
Troubles de la glande thyroïde

L'irradiation de la moelle épinière au niveau du cou peut affecter la glande thyroïde et provoquer une baisse de la fonction thyroïdienne appelée hypothyroïdie. La glande thyroïde sécrète des hormones qui aident à contrôler et à maintenir de nombreuses fonctions du corps. Les symptômes de l'hypothyroïdie sont entre autres la fatigue, la perte de cheveux, la fragilité des ongles, la sécheresse de la peau et des changements menstruels chez les filles.
L'hypothyroïdie survient habituellement de 3 à 4 ans après le traitement, mais elle peut également se produire bien des années plus tard.
Apprenez-en davantage sur les troubles de la glande thyroïde.
Nausées et vomissements

Une radiothérapie aux testicules peut causer des nausées et des vomissements. Ces effets secondaires sont plus fréquents si on traite une grande surface de la partie supérieure de l'abdomen par radiothérapie.
Avisez l'équipe de radiothérapie si votre enfant a des nausées ou des vomissements. Elle peut vos proposer différentes façons de les traiter. Pour certains enfants, prendre une collation légère avant le traitement leur permet de se sentir mieux, alors que pour d'autres, il est préférable de ne pas manger. Il y en a qui aiment mieux attendre quelques heures après leur séance de traitement avant de manger. D'autres mangent tout de suite après puisque cela atténue leurs nausées et vomissements. On peut aussi maîtriser les nausées et vomissements en prenant des agents antinauséeux.
Apprenez-en davantage sur les nausées et vomissements.
Diarrhée

La diarrhée est l'évacuation fréquente de selles très molles et aqueuses. Des crampes abdominales peuvent accompagner la diarrhée. La diarrhée apparaît souvent après 2 à 3 semaines de radiothérapie et risque de durer quelques semaines.
Avisez l’équipe de radiothérapie si votre enfant a la diarrhée. Elle peut suggérer des médicaments en vente libre ou sur ordonnance pour aider à la soulager.
Apprenez-en davantage sur la diarrhée.
Troubles de l’appareil reproducteur chez les garçons

Les testicules sont très sensibles aux effets de la radiation. Après une radiothérapie, il est possible que les testicules ne produisent pas suffisamment de testostérone. Selon l’âge de l’enfant, un taux peu élevé de testostérone risque de retarder la puberté ou d’empêcher l’apparition des changements sexuels secondaires, comme la pousse de poils au visage, le développement d’os et de muscles forts et la baisse du timbre de la voix. En fonction de la dose administrée, une radiothérapie aux testicules peut aussi causer un nombre peu élevé de spermatozoïdes ou l’infertilité.
Discutez avec le médecin, avant le traitement, des options préservant la fertilité, en particulier si un garçon risque fortement d’être stérile. Au besoin, on peut administrer un traitement à la testostérone à certains garçons pour déclencher la puberté.
Apprenez-en davantage sur les troubles de l’appareil reproducteur de l’homme.


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Greffe de cellules souches pour une leucémie chez l'enfant

On a parfois recours à la greffe de cellules souches pour traiter la leucémie chez l’enfant. Les cellules souches sont des cellules de base, ou cellules mères, capables de se transformer en différents types de cellules qui ont des fonctions distinctes. Nous avons, par exemple, différents types de cellules sanguines qui proviennent toutes des cellules souches sanguines.
Lors de la greffe de cellules souches, on remplace les cellules souches de l’enfant. Cela permet à l’équipe de soins de lui administrer de très fortes doses de chimiothérapie et de radiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses, ou blastes, avant de remplacer les cellules souches par d’autres qui proviennent d’un donneur. Ces cellules souches du donneur aident aussi à combattre la leucémie puisqu’elles ont une réaction immunitaire contre les cellules leucémiques.
La moelle osseuse a déjà été la source de cellules souches la plus courante pour la greffe. De nos jours, on prélève davantage les cellules souches dans le sang. Une autre source de cellules souches est le sang de cordon ombilical.
Quand faire une greffe de cellules souches

On peut envisager une greffe de cellules souches pour l’enfant atteint de leucémie dans les cas suivants.
Leucémie aiguë myéloblastique (LAM)

Les enfants atteints d’un sous-type de LAM dont le risque de récidive est élevé (LAM à risque élevé) peuvent recevoir une greffe de cellules souches tout de suite après être parvenus à la rémission. Les enfants atteints d’un autre sous-type de LAM dont le risque de récidive est faible (LAM à risque faible) peuvent recevoir une greffe de cellules souches seulement si une récidive se manifeste après une deuxième rémission complète.
Leucémie aiguë lymphoblastique (LAL)

On peut faire une greffe de cellules souches quand la LAL ne réagit pas bien au traitement ou quand elle a récidivé peu après qu’on ait obtenu une rémission. On peut aussi y avoir recours quand la LAL est en rémission mais qu’elle risque fortement de récidiver.
On peut faire une greffe de cellules souches après une première rémission de formes plus rares de LAL comme celles-ci :
  • LAL à cellules T qui ne réagit pas bien à la chimiothérapie;
  • LAL chez le nourrisson.
Types de greffes pour les enfants atteints de leucémie

On a le plus souvent recours à l’allogreffe de cellules souches chez les enfants atteints de leucémie. Dans ce cas, on prélève les cellules souches chez une personne appelée donneur pour les administrer à une autre appelée receveur. Le donneur peut être un proche parent ou une personne qui n’est pas apparentée au receveur. On détermine la compatibilité entre le donneur et le receveur par le biais d’un procédé appelé typage des antigènes d'histocompatibilité (typage HLA).
Apprenez-en davantage sur les types de greffes de cellules souches et le typage des antigènes d’histocompatibilité (typage HLA).
Intervention

La greffe de cellules souches est une intervention très risquée et complexe. C'est pourquoi elles sont réalisées dans des centres ou des hôpitaux spécialisés dans la greffe par des équipes de professionnels de la santé hautement qualifiés.
Le jour où l'on administre les cellules souches est habituellement considéré comme le Jour 0. Les jours qui suivent la greffe sont numérotés dans un ordre ascendant (p. ex. Jour 1, Jour 2 et ainsi de suite). Ce système permet de tenir compte du moment où certains évènements, tels que l’apparition de nouvelles cellules sanguines (prise du greffon) ou des complications, se sont manifestés.
L'intervention de greffe de cellules souches comporte 3 étapes.
Préparation

Avant la greffe de cellules souches, on pratique certaines interventions afin de s’assurer que le receveur est un bon candidat. Une fois qu’on a trouvé un donneur compatible, on lui prélève des cellules souches, soit la collecte, en vue de faire la greffe.
Greffe

La greffe de cellules souches en tant que telle comporte 2 étapes. Le conditionnement, ou traitement intensif, en est la première étape. On administre seulement une chimiothérapie à forte dose ou bien on l’associe à une radiothérapie. La chimiothérapie permet de « conditionner » la moelle osseuse de l'enfant à accepter les cellules souches du donneur. Elle détruit aussi la moelle osseuse afin de faire de la place aux nouvelles cellules souches.
La deuxième étape consiste à administrer les cellules souches. L’administration, ou perfusion, des cellules souches à l’enfant se fait par le biais d'un cathéter veineux central, ce qui ressemble à une transfusion sanguine. L’intervention dure habituellement de 1 à 2 heures.
Soins post-thérapeutiques

On surveille attentivement l'enfant qui a reçu une greffe de cellules souches. Au cours des 3 à 4 semaines qui suivent la greffe, il risque fortement d'attraper des infections graves et d'avoir des saignements importants parce que ses taux de globules blancs et de plaquettes sont bas. On peut avoir recours à des transfusions de sang et de plaquettes et à des antibiotiques pour prévenir ou traiter les infections et les problèmes de saignement.
L'enfant est aussi étroitement suivi au cours de la première année et même plus s’il y a des complications. Se remettre complètement sur pied d’une greffe de cellules souches peut prendre plusieurs mois.
Questions à poser sur la greffe de cellules souches

Apprenez-en davantage sur la greffe de cellules souches. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur la greffe de cellules souches à l’équipe de soins.


Effets secondaires de la greffe de cellules souches

Peu importe le traitement, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines peuvent en avoir beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.
Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand lors de la greffe de cellules souches, tout de suite après ou quelques jours et même quelques mois plus tard. Les effets secondaires à court terme, ou effets aigus, apparaissent habituellement dans les 100 jours qui suivent la greffe de cellules souches. Les effets à long terme, ou effets chroniques, se manifestent habituellement 100 jours ou plus après la greffe. La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.
Les effets secondaires de la greffe de cellules souches dépendent surtout des facteurs suivants :
  • le type d'agents chimiothérapeutiques employé;
  • l’administration d'une radiothérapie avant la greffe;
  • le type de greffe effectué;
  • votre état de santé global.
Il est difficile de dire exactement quels effets secondaires un enfant éprouvera, combien de temps ils dureront et quand l’enfant se rétablira. Le corps de l’enfant semble mieux tolérer la chimiothérapie que celui de l’adulte. Les effets secondaires sont habituellement moins importants chez les enfants et ils s’en rétablissent souvent plus rapidement.
La greffe de cellules souches est une intervention très complexe qui peut engendrer des effets secondaires vraiment graves ou même qui mettent la vie en danger. L’équipe de soins surveille très attentivement la personne qui reçoit une greffe de cellules souches. On prend les mesures nécessaires pour prévenir les effets secondaires et on les traite rapidement s’ils se manifestent.
Tous les types de greffes de cellules souches provoquent certains effets secondaires semblables. De nombreux effets secondaires courants comme les nausées, les vomissements, la fatigue et la perte temporaire de poils et de cheveux sont causés par la chimiothérapie et la radiothérapie. D'autres effets secondaires sont uniquement engendrés par un traitement à forte dose et la greffe de cellules souches.
Les effets secondaires suivants sont ceux que les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches ont le plus tendance à éprouver. Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la greffe. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Effets secondaires courants de la greffe de cellules souches
Infection

L'infection est l'un des effets secondaires à court terme les plus courants de la greffe de cellules souches. Elle peut être un problème très grave. L'infection se manifeste après la greffe parce que le nombre de globules blancs est très bas et que le système immunitaire est très faible. Le risque d'infection est le plus élevé chez le receveur d'une allogreffe puisque son système immunitaire peut avoir été affaibli dans le but de prévenir une réaction du greffon contre l’hôte (GVH). Le risque d'infection est élevé, peu importe le type de greffe, jusqu'à ce que la moelle osseuse commence à produire des globules blancs (prise du greffon), ce qui prend de 2 à 4 semaines. Le système immunitaire a besoin de 6 à 12 mois pour se rétablir de la greffe.
Les infections bactériennes sont les plus courantes. Des infections virales ou fongiques peuvent aussi se manifester. Les infections apparaissent le plus souvent dans :
  • la bouche
  • le tube digestif
  • les poumons
  • la peau
La personne qui reçoit une greffe de cellules souches doit prendre des précautions spéciales jusqu'à ce que son nombre de globules blancs revienne à la normale et que son corps soit capable de combattre les infections. Les différents centres de greffe peuvent adopter différentes précautions et lignes directrices. Vous pourriez devoir rester dans une chambre où la ventilation est particulière, ce qu’on appelle isolement préventif. Le nombre de visiteurs peut être limité et ils devront se laver les mains avant de vous voir. Toute personne qui ne se sent pas bien ainsi que les enfants exposés à des maladies infectieuses (varicelle ou rougeole par exemple) devraient s'abstenir de vous visiter. De nombreuses personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches doivent respecter des restrictions alimentaires et les lignes directrices sur la salubrité des aliments.
L’équipe de soins vous surveillera attentivement pour déceler des signes d'infection. La fièvre en est souvent le premier signe. Même s'il n'y a aucun signe d'infection, la plupart des personnes reçoivent des antibiotiques ou des médicaments antiviraux jusqu'à ce que leur nombre de globules blancs commence à augmenter. Le médecin peut aussi prescrire des facteurs de stimulation des colonies (FSC), comme le filgrastim (Neupogen) et le pegfilgrastim (Neulasta), après une greffe de cellules souches afin d’aider à réduire le risque d'infection et d'accélérer la prise du greffon.
Il est possible qu'une infection se manifeste bien après une greffe de cellules souches. Les infections tardives affectent souvent la peau, les voies respiratoires supérieures et les poumons. Le risque d'infection tardive est lié aux éléments suivants :
  • rapidité avec laquelle votre système immunitaire se rétablit;
  • présence d'une GVH, qui est un facteur de risque important de l’infection;
  • prise de médicaments immunosuppresseurs.
L’équipe de soins vous indiquera quels signes à surveiller et quoi faire s'ils se manifestent. Vous pourriez devoir prendre des médicaments s'il y a une infection.
Demandez à votre médecin si vous devez être vacciné de nouveau de 1 à 2 ans après la greffe. La plupart des personnes doivent être immunisées à l’aide de vaccins couramment administrés dans l’enfance, comme les vaccins contre la polio et la rougeole, afin d'aider à rétablir leur système immunitaire.
Apprenez-en davantage sur les infections.
Saignements

Les saignements sont un autre effet secondaire courant de la greffe de cellules souches. Ils sont provoqués par le traitement préparatoire et le traitement intensif qui font baisser le nombre de plaquettes, ce qui réduit la capacité de coagulation du sang. Il est possible que des saignements graves, ou hémorragies, se produisent. Le nombre de globules rouges peut aussi être réduit, ce qui risque de mener à l’anémie.
L’équipe de soins essaie de réduire le risque de saignements. Elle fait des analyses sanguines tous les jours afin de vérifier le nombre des différents types de cellules sanguines. Elle vous surveille également afin de déceler des signes de saignement, comme un saignement de nez, une tendance aux ecchymoses ou un saignement des gencives.
Vous pourriez avoir besoin de transfusions de plaquettes jusqu'à ce que les cellules souches greffées commencent à agir, en particulier au cours du premier mois suivant la greffe.
Anémie

Il est possible que le traitement préparatoire et le traitement intensif causent l’anémie, c’est-à-dire une baisse du nombre de globules rouges et de la concentration d'hémoglobine dans les cellules sanguines. L'anémie peut engendrer de la fatigue, une pâleur et un malaise, qui est une sensation générale d’inconfort ou de maladie.
On peut administrer des facteurs de stimulation des colonies (FSC), comme l'époétine (Eprex, érythropoïétine) et la darbépoétine (Aranesp), afin d'aider à accroître le nombre de globules rouges. On pourrait aussi devoir faire des transfusions de globules rouges si leur nombre devient trop bas.
Apprenez-en davantage sur l’anémie.
Réaction du greffon contre l'hôte

Les cellules souches du donneur sont appelées greffon. Le receveur est appelé hôte. La réaction du greffon contre l'hôte (GVH) aiguë se produit lorsque les cellules souches greffées du donneur considèrent les cellules du receveur comme différentes et les attaquent. La GVH chronique est le trouble tardif le plus courant de la greffe de cellules souches. On attribue bien d'autres problèmes tardifs à la GVH.
Avant l’allogreffe, il est possible qu’on enlève les lymphocytes T des cellules souches du donneur. On parle alors de déplétion en lymphocytes T. Les lymphocytes T sont un type de globule blanc qui aide à contrôler la réaction immunitaire, à combattre les infections et à détruire les cellules anormales. Enlever une partie des lymphocytes T du donneur aide à prévenir une GVH.
Vous pourriez devoir prendre des médicaments immunosuppresseurs pendant des mois voire des années à la suite d'une allogreffe. Ces médicaments permettent de prévenir et de traiter la GVH.
Apprenez-en davantage sur la réaction du greffon contre l’hôte (GVH).
Maladie veino-occlusive

La maladie veino-occlusive (MVO) apparaît quand de petits vaisseaux sanguins qui mènent au foie s’obstruent. La MVO est plus courante après une allogreffe. Elle peut apparaître au cours des premières semaines qui suivent la greffe de cellules souches et provoquer des dommages au foie.
Le défibrotide (Prociclide) est un médicament auquel on peut avoir recours pour prévenir et traiter la MVO. On peut l’obtenir par le biais d’un essai clinique, d’un programme d’accès spécial ou pour usage à titre humanitaire. On peut traiter les symptômes de la MVO à l’aide d’autres médicaments, en réduisant votre consommation de sel et en surveillant vos liquides.
Apprenez-en davantage sur la maladie veino-occlusive (MVO).
Troubles de l’appareil digestif

Les troubles de l’appareil digestif se manifestent souvent peu de temps après une greffe de cellules souches. Ces problèmes se produisent parce que les tissus de la bouche, de l'estomac et de l'intestin sont sensibles aux médicaments administrés lors du traitement préparatoire. Les troubles de l’appareil digestif peuvent aussi être causés par une infection ou la GVH.
Les troubles de l'appareil digestif liés à la greffe de cellules souches sont entre autres ceux-ci :
  • inflammation et lésions dans la bouche (stomatite ou mucosite orale)
  • nausées
  • vomissements
  • perte d'appétit
  • perte de poids
  • diarrhées
Les troubles digestifs peuvent être traités de différentes façons. Il est possible que votre équipe de soins vous donne des pastilles ou des rince-bouche spéciaux ainsi que des antidouleurs pour soulager votre bouche endolorie. Elle peut aussi vous prescrire des médicaments pour contrôler les diarrhées, nausées et vomissements. Votre équipe de soins vous indiquera également qu’il est important d’avoir une bonne hygiène buccale pendant et après le traitement.
Si vous éprouvez des troubles digestifs, essayez de prendre des repas légers et des collations. L’équipe de soins peut aussi vous proposer des suppléments nutritionnels ou alimentaires si vous avez de la difficulté à manger. Dans le cas de complications alimentaires graves, il est possible qu'on vous administre un liquide spécial par cathéter veineux central afin de s’assurer que vous êtes adéquatement nourri. C’est ce qu’on appelle nutrition parentérale ou nutrition parentérale totale (NPT).
Apprenez-en davantage sur la nutrition parentérale et l’hygiène de la bouche.
Troubles de la peau et des cheveux

Le traitement préparatoire et le traitement intensif pour la greffe de cellules souches peuvent causer une éruption cutanée. Cet effet secondaire est fréquent lorsqu’on a recours à certains agents chimiothérapeutiques, comme le busulfan (Myleran [voie buccale], Busulfex [voie intraveineuse]) et à l'irradiation corporelle totale (ICT). L’équipe de soins de santé peut vous inciter à prendre un bain ou une douche tous les jours afin d'éliminer les bactéries de votre peau et de réduire le risque d'éruption cutanée.
Il peut aussi y avoir une perte temporaire des poils et des cheveux après le traitement préparatoire à une greffe de cellules souches. La perte est rarement permanente. Ils repoussent habituellement de 3 à 6 mois après la greffe.
Apprenez-en davantage sur les problèmes de peau et la perte de poils et de cheveux.
Douleur

La douleur est provoquée par l'inflammation des tissus ou des nerfs. Elle peut être causée par les facteurs suivants :
  • traitement préparatoire ou traitement intensif
  • infection
  • maladie veino-occlusive (MVO)
  • médicaments
  • lésions dans la bouche
  • lésions ou éruptions cutanées
  • troubles intestinaux
On administre des antidouleurs pour soulager la douleur. On peut aussi avoir recours à d'autres thérapies, comme la relaxation et la visualisation, pour aider à soulager la douleur.
Apprenez-en davantage sur la douleur.
Inflammation de la glande parotide

La glande parotide produit la salive. Elle est située près de l'oreille. Elle peut s'enflammer peu de temps après la première ou la deuxième séance d'irradiation corporelle totale (ICT). Cela provoque de la douleur et l’enflure des deux côtés de la mâchoire. L'enflure ressemble à celle causée par les oreillons.
On peut soulager l’inflammation de la glande parotide en appliquant des compresses tièdes et en prenant des antidouleurs. L’inflammation disparaît habituellement en quelques jours.
Syndrome de prise de greffe

Le syndrome de prise de greffe provoque entre autres la fièvre, non causée par une infection, une éruption cutanée, la diarrhée, un gain de poids et l'accumulation de liquide dans les poumons, ce qu’on appelle œdème pulmonaire. On croit qu'il est causé par la libération de substances chimiques appelées cytokines par le système immunitaire en réaction à un traitement préparatoire à forte dose. Le syndrome de prise de greffe peut se produire avant que la moelle osseuse ne commence à agir d'elle-même. On peut avoir recours aux médicaments stéroïdiens pour traiter le syndrome de prise de greffe.
Syndrome de fuite capillaire

Le traitement préparatoire et le traitement intensif peuvent endommager différents tissus du corps, dont les minuscules vaisseaux sanguins appelés capillaires. Si les capillaires sont endommagés, des liquides risquent de s’en échapper pour circuler dans le corps et perturber l’équilibre des liquides. Cela risque de provoquer :
  • une rétention de liquide;
  • un gain de poids;
  • l'accumulation de liquide dans l'abdomen, appelée ascites;
  • une toux;
  • un essoufflement;
  • une accumulation de liquide dans les poumons, appelée œdème pulmonaire.
Le syndrome de fuite capillaire se manifeste habituellement de 1 à 2 semaines après la greffe de cellules souches. On a recours aux médicaments et à d'autres traitements comme l'oxygénothérapie pour traiter cet effet secondaire.
Troubles pulmonaires

Les troubles pulmonaires sont susceptibles d’apparaître à cause du traitement préparatoire, du traitement intensif ou d’une infection. Ils peuvent aussi se manifester si on vous administre trop de liquides après la greffe de cellules souches. Les dommages aux poumons risquent de causer les problèmes suivants.
L’œdème pulmonaire est l’accumulation de liquide dans les poumons, ce qui provoque l’essoufflement.
La pneumonie est l’infection du poumon causée par une bactérie, un virus ou un champignon. La pneumonie interstitielle est un type de pneumonie qui apparaît couramment dans les 100 premiers jours qui suivent une greffe de cellules souches. Elle est causée par une réaction tissulaire. La pneumonie interstitielle tardive est souvent liée à la GVH.
Le syndrome respiratoire restrictif vous empêche d’inspirer profondément et réduit votre capacité pulmonaire totale puisque vos poumons ne peuvent pas se dilater complètement. Ce problème à long terme peut être grave.
La maladie pulmonaire obstructive engendre une difficulté à évacuer tout l’air des poumons quand vous expirez, ce qui signifie que de l’air reste dans vos poumons. Ce problème à long terme peut être grave.
Les troubles pulmonaires affectent souvent les personnes qui souffrent d'une GVH. L’équipe de soins vous surveille afin de déceler ces complications. Elle peut faire des radiographies des poumons et vérifier la fonction pulmonaire. Elle peut aussi vous prescrire des médicaments pour prévenir l'infection juste après la greffe de cellules souches ou pour traiter certains troubles pulmonaires.
Troubles rénaux

Les troubles rénaux (reins) peuvent se produire lorsque les reins sont endommagés. Les agents chimiothérapeutiques utilisés lors du traitement préparatoire ou du traitement intensif peuvent causer des dommages aux reins. Les reins peuvent aussi être endommagés par un traitement aux antibiotiques ou le médicament appelé cyclosporine (Neoral), qui sert à affaiblir le système immunitaire.
Il arrive parfois que les troubles rénaux sont si graves que cela provoque une insuffisance rénale, qui est un problème à long terme. L’équipe de soins surveille la quantité de liquide consommée et évacuée par le receveur. Elle évalue aussi sa fonction rénale. Elle prendra les mesures nécessaires pour prévenir et réduire le plus possible les dommages aux reins en cours de traitement.
Troubles des nerfs et des muscles

Les troubles des nerfs et des muscles sont susceptibles d’apparaître à cause du traitement préparatoire, du traitement intensif ou d’une infection. Ces problèmes peuvent être causés par des médicaments immunosuppresseurs comme la cyclosporine (Neoral) et les stéroïdes.
Les troubles des nerfs et des muscles peuvent se manifester environ 3 semaines après la greffe de cellules souches et causer ce qui suit :
  • somnolence
  • confusion
  • désorientation
  • neuropathie périphérique, dont engourdissements, picotements ou sensation de brûlure dans les mains et les pieds
  • faiblesse musculaire
L’équipe de soins surveille le receveur afin de détecter tout signe neurologique qu’elle pourra traiter rapidement.
Échec de greffe

L'échec de greffe est un effet secondaire rare de la greffe de cellules souches. Les cellules souches du donneur sont appelées greffon. L’échec de greffe se produit lorsque les cellules souches du donneur ne fabriquent pas de nouvelles cellules sanguines ou lorsqu’elles commencent à agir mais s'arrêtent soudainement. Vous pourriez alors avoir besoin d’une autre transfusion de cellules souches du même donneur.
Rejet du greffon

Le rejet du greffon, ou des cellules souches, se produit si le corps du receveur rejette les cellules souches greffées. Cela survient plus fréquemment lors d'une allogreffe, en particulier lorsque le donneur est non apparenté ou moins compatible avec le receveur.
Le rejet du greffon est un trouble grave. On peut parfois le traiter à l'aide de facteurs de croissance. Dans certains cas, il est possible d'effectuer une deuxième greffe.
Troubles cardiaques

Les troubles cardiaques (cœur) ne sont pas fréquents après une greffe de cellules souches, mais il est possible qu'ils se produisent. Certains agents chimiothérapeutiques, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), peuvent réduire l’efficacité du cœur. Ils risquent aussi de causer l’inflammation du tissu qui entoure le cœur, soit une péricardite.
L’équipe de soins peut faire une ventriculographie isotopique (MUGA) pour vérifier la capacité de fonctionnement de votre cœur et évaluer tout dommage au muscle cardiaque. On peut le faire avant d'administrer un traitement à forte dose. On pourrait avoir recours à des agents chimiothérapeutiques moins dommageables pour le cœur lors du traitement préparatoire. On peut aussi administrer des médicaments pour traiter les complications cardiaques qui surviennent après une greffe de cellules souches.
Apprenez-en davantage sur la ventriculographie isotopique (MUGA).
Troubles oculaires

Certaines personnes éprouvent des troubles oculaires, surtout des cataractes, après une greffe de cellules souches. La cataracte obscurcit le cristallin et peut causer une perte de vision.
Les troubles oculaires peuvent se manifester chez les personnes ayant reçu une irradiation corporelle totale (ICT) comme traitement préparatoire ou traitement intensif. Les agents chimiothérapeutiques et les stéroïdes peuvent également accroître le risque de cataractes. Ce risque augmente aussi avec l'âge.
Les troubles oculaires surviennent généralement 1 an après la greffe de cellules souches mais parfois des années plus tard. On incite les receveurs d’une greffe de cellules souches à passer régulièrement un examen des yeux.
Troubles thyroïdiens

Le risque d’apparition de troubles thyroïdiens (thyroïde) est assez élevé après une irradiation corporelle totale (ICT) comme traitement préparatoire ou traitement intensif avant une greffe de cellules souches. L’hypothyroïdie est le trouble thyroïdien le plus fréquent : la glande thyroïde ne fabrique pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes. Les symptômes de l’hypothyroïdie sont entre autres la fatigue, le gain de poids, la perte de poils et de cheveux, la fragilité des ongles, la sécheresse de la peau et la frilosité.
Chez l’adulte, on peut vérifier la fonction de la glande thyroïde chaque année à la suite d’une greffe de cellules souches. Certaines personnes pourraient avoir besoin d’une hormonothérapie thyroïdienne substitutive si cette glande ne fabrique pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes.
Chez l’enfant, un manque d’hormones thyroïdiennes mène à un ralentissement du métabolisme ainsi que du développement physique et mental. L’hypothyroïdie chez l’enfant apparaît habituellement de 3 à 4 ans après le traitement et peut devenir un problème à long terme. L’équipe de soins vérifie souvent la fonction thyroïdienne de l’enfant. Certains enfants pourraient devoir prendre chaque jour des médicaments pour remplacer ses hormones thyroïdiennes afin de réguler la glande thyroïde.
Troubles du développement

Chez l’enfant, le retard du développement et de la croissance est un effet à long terme de l'irradiation corporelle totale (ICT) qui se produit parce que l'irradiation de la tête affecte l’hypothalamus logé dans le cerveau. L’hypothalamus contrôle la libération des hormones de croissance. La baisse des taux d’hormones de croissance aura comme conséquence une plus petite taille, des membres plus courts et un développement physique global réduit. La prise de médicaments stéroïdiens et la GVH peuvent aussi affecter la croissance. On pourrait devoir administrer un traitement à base d'hormones de croissance.
Troubles de la vessie

Les troubles de la vessie peuvent se manifester quand les agents chimiothérapeutiques employés lors du traitement préparatoire ou du traitement intensif provoquent la formation de tissu cicatriciel dans la paroi de la vessie, ce qui peut engendrer des mictions fréquentes ou la présence de sang dans l'urine. Les médicaments immunosuppresseurs risquent de causer des infections de la vessie à répétition. Il pourrait être nécessaire d'avoir recours à des médicaments ou à la chirurgie pour traiter les troubles de la vessie.
Apprenez-en davantage sur les dommages à la vessie causés par la chimiothérapie.
Troubles du système nerveux central

Le système nerveux central (SNC) est fait de l’encéphale et de la moelle épinière. Plusieurs aspects du processus de greffe de cellules souches peuvent affecter le tissu cérébral, dont ceux-ci :
  • chimiothérapie administrée comme traitement préparatoire ou traitement intensif;
  • radiothérapie au cerveau;
  • GVH chronique;
  • infection;
  • cancer qui réapparaît, ou récidive.
Les troubles du SNC sont entre autres des lésions au cerveau appelées leucoencéphalopathie et des troubles de la fonction mentale, ou cognitive. Les troubles du SNC risquent d’engendrer un manque de concentration, des problèmes de mémoire et une difficulté à apprendre de nouvelles tâches. Les troubles du SNC peuvent apparaître des mois ou des années après une greffe de cellules souches.
Signalez tout changement de la fonction cognitive à l'équipe de soins, ce qui pourrait alors engendrer une évaluation neurologique. De nombreuses personnes font face aux changements cognitifs en modifiant leur façon de gérer l'information.
Troubles de la fertilité

Les troubles de la fertilité peuvent se manifester à cause de la chimiothérapie ou de la radiothérapie qu’on a administrée comme traitement préparatoire ou intensif.
Certains agents chimiothérapeutiques peuvent affecter la fonction des organes reproducteurs. La fonction des ovaires et la régularité des menstruations devraient être moins affectées si une fille a été traitée avant la puberté plutôt qu’après. À la suite d'une chimiothérapie à forte dose, il se peut que les menstruations, chez la femme, deviennent irrégulières ou qu'elles cessent. La ménopause peut être prématurée.
La fertilité devrait être moins affectée si un garçon a été traité par chimiothérapie avant la puberté plutôt que pendant ou après. Un garçon risque de devenir stérile, de ne pas avoir de spermatozoïdes dans son sperme (azoospermie) et d'avoir des éjaculations précoces. L’administration d’une chimiothérapie à forte dose comme traitement préparatoire peut aussi affecter les testicules de l’homme, ce qui risque de causer des troubles de la fertilité.
Chez l’enfant, l’association d’un traitement préparatoire ou intensif à une radiothérapie peut causer des troubles du développement sexuel et de la fertilité plus tard. Le développement sexuel risque d’être tardif ou de ne pas progresser à une vitesse normale. Il est possible que cela arrive parce que l'hypothalamus, qui fabrique des hormones qui régularisent le développement sexuel, est affecté par l'irradiation corporelle totale (ICT).
À tout âge, l'ICT peut interrompre le fonctionnement des organes reproducteurs, aussi appelés gonades, chez les garçons comme chez les filles. On parle alors d’insuffisance gonadique primaire. L’insuffisance gonadique et l’infertilité risquent d’être permanentes. L’hormonothérapie substitutive pourrait être nécessaire.
Discutez avec votre équipe de soins des troubles de la fertilité. Elle peut vous proposer, si vous êtes une femme, des façons d’aider à soulager les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur. Elle peut aussi vous fournir des renseignements sur les méthodes de préservation de la fertilité. Une femme peut choisir de faire congeler et entreposer ses ovules fécondés (embryons) pour se les faire implanter après avoir reçu la greffe et s’être rétablie. L’homme peut décider de faire congeler et entreposer son sperme pour usage futur.
Apprenez-en davantage sur les troubles de la fertilité.
Cancers secondaires

D'autres cancers peuvent apparaître en raison de la dose de chimiothérapie et de radiothérapie administrée au cours du traitement préparatoire ou du traitement intensif, dont :
  • une leucémie aiguë
  • un mélanome
  • un cancer de la tête et du cou
  • un cancer du cerveau
  • un cancer du foie
  • un cancer des os
  • un sarcome
  • un lymphome (en particulier le lymphome B)
Le traitement préparatoire et le traitement intensif peuvent aussi causer le syndrome myélodysplasique (SMD) plus tard. Le SMD représente un groupe de troubles qui affectent la moelle osseuse de façon à l’empêcher de fabriquer suffisamment de cellules sanguines saines matures. Les personnes atteintes d’un SMD ont peu de globules blancs et de plaquettes et plus de monocytes que la normale dans certains cas. Les signes et symptômes d’un SMD sont entre autres la fièvre, la tendance aux ecchymoses et aux saignements, les infections, la pâleur et un malaise. Le SMD n’est pas un cancer mais peut évoluer en leucémie aiguë myéloïde (LAM).
Ces cancers secondaires peuvent apparaître plusieurs années après la greffe de cellules souches. Les médecins recherchent donc tout signe de réapparition, ou récidive, du cancer ou de développement d'un autre cancer lors du suivi.


Réaction du greffon contre l’hôte (GVH)

La réaction du greffon contre l'hôte (GVH) peut se produire après une allogreffe de cellules souches, ce qui signifie qu’on utilise les cellules souches d’une autre personne (donneur) au lieu de vos propres cellules souches. Les cellules souches du donneur forment un nouveau système immunitaire qui identifiera et détruira les cellules cancéreuses. Mais il peut également attaquer vos cellules saines et endommager vos tissus et vos organes.
Certaines personnes qui reçoivent une allogreffe ne font jamais de GVH. Plus les cellules souches du donneur sont compatibles avec les vôtres, moins vous êtes susceptible de faire une GVH. Parmi les personnes qui auront cette réaction, la GVH sera soit aiguë, soit chronique ou bien les deux. La GVH peut varier de légère à très grave.
GVH aiguë

La GVH aiguë apparaît habituellement au cours des 100 premiers jours qui suivent l’allogreffe. Elle affecte souvent la peau, le foie et l’intestin, mais elle peut aussi toucher d’autres organes.
La GVH risque davantage de se produire si vous n’êtes pas apparenté au donneur, si vous n’êtes pas suffisamment compatibles ou si vous n’avez pas pris de médicaments qui inhibent le système immunitaire après la greffe.
On classe la GVH aiguë selon la gravité des symptômes :
  • grade 1 – symptômes légers
  • grade 2 – symptômes modérés
  • grade 3 – symptômes graves
  • grade 4 – symptômes très graves
Les symptômes de la GVH aiguë sont entre autres ceux-ci :
  • sensation de brûlure et rougeur de la peau de la paume des mains ou de la plante des pieds
  • éruptions cutanées qui peuvent se propager au corps entier
  • ampoules et desquamation
  • diarrhée, perte d’appétit, crampes ou douleur abdominales, nausées et vomissements
  • enflure du foie, sensibilité du foie, taux anormal des enzymes hépatiques ou insuffisance hépatique
  • jaunisse
GVH chronique

La GVH chronique apparaît habituellement 100 jours ou plus à la suite de l’allogreffe. Elle peut durer quelques mois ou toute la vie. La GVH chronique peut se produire juste après une GVH aiguë ou une période sans symptômes. Elle peut aussi se manifester même si vous n’avez pas eu de GVH aiguë.
La GVH chronique peut affecter presque n’importe quelle partie du corps. Elle peut être légère à grave et causer différents problèmes selon les organes affectés. Dans certains cas, la GVH chronique peut causer des dommages permanents à un organe.
Les symptômes de la GVH chronique sont entre autres ceux-ci :
  • troubles de la peau comme la sécheresse, les éruptions cutanées, les démangeaisons, la desquamation, le brunissement, un durcissement et un resserrement
  • sécheresse oculaire pouvant être accompagnée d’une sensation de brûlure et de l’impression d’avoir des grains de sable dans les yeux
  • sécheresse de la bouche accompagnée ou non d’ulcères buccaux
  • diarrhée, perte d’appétit, crampes d’estomac, vomissements
  • douleur musculaire et articulaire
  • infections
  • perte de poids
  • difficulté à respirer
Prévention et traitement de la GVH

Pour aider à prévenir l’apparition d’une GVH, il est possible que les médecins enlèvent avant la greffe certaines cellules immunitaires qui causent la GVH (déplétion en lymphocytes T). Vous pourriez alors devoir prendre des médicaments qui inhibent le système immunitaire afin de prévenir ou de traiter la GVH, et ce, pendant des mois ou des années à la suite de l’allogreffe.
L’équipe de soins vous surveillera afin de déceler les signes précoces de GVH. Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez des symptômes.
L’association médicamenteuse qu’on administre le plus fréquemment pour prévenir la GVH ou pour en réduire la gravité est à base de cyclosporine (Neoral) et de méthotrexate. Alterner entre la cyclosporine et la prednisone tous les deux jours est courant.
Voici d’autres médicaments qu’on peut associer :
  • tacrolimus
  • mycophénolate
  • sirolimus (Rapamune)
  • thalidomide (Thalomid)
  • azathioprine
  • pentostatine (déoxycoformycine, Nipent)
  • infliximab
  • dacluzimab
On pourrait vous administrer des antibiotiques, des antifongiques et des antiviraux pour réduire le risque d'infection au cours du traitement de la GVH à l’aide de médicaments qui inhibent le système immunitaire. Un système immunitaire affaibli fait augmenter le risque d’apparition de nombreuses infections. Des gouttes pour les yeux, telles que les larmes artificielles, peuvent soulager les yeux secs. Vous devriez aussi vous protéger des rayons UV du soleil.


Traitement de soutien pour la leucémie chez l’enfant

Le traitement de soutien joue un rôle important dans le traitement de la leucémie chez l’enfant. L’équipe de soins surveille l’enfant atteint de leucémie afin de savoir si la maladie ou son traitement causent des complications comme des infections, des saignements, une baisse du nombre de cellules sanguines et des anomalies du métabolisme.
Les traitements de soutien qui suivent permettent de soigner ces complications.
Antibiotiques et antifongiques

L’infection est une complication grave chez l’enfant atteint de leucémie. L’enfant dont le système immunitaire est affaibli risque d’attraper de nombreuses infections différentes. L’association de plusieurs facteurs de risque, dont la malnutrition, des lésions dans la bouche et le port d’un cathéter veineux central, peut accroître le risque d’infection. Les foyers d’infection les plus courants sont le sang, les poumons, la peau, le tube digestif, la bouche, l’œsophage et le cerveau et la moelle épinière, qu’on appelle système nerveux central ou SNC. On a recours à un certain nombre d’antibiotiques et d’antifongiques différents pour traiter ces infections.
Apprenez-en davantage sur les infections.
Produits sanguins

Le traitement de la leucémie peut réduire le nombre de cellules sanguines. L’équipe de soins surveille le nombre de cellules sanguines au cours du processus thérapeutique. On administre des transfusions d’échange au besoin pour accroître le nombre de cellules sanguines. Les types de transfusions d’échange auxquels on a recours sont entre autres ceux-ci :
  • globules rouges pour traiter l’anémie;
  • plaquettes pour traiter une baisse de leur nombre, soit la thrombocytopénie, ou un saignement;
  • plasma pour traiter un saignement chez l’enfant dont le sang ne coagule pas correctement.
Apprenez-en davantage sur l’anémie et la baisse du nombre de plaquettes.
Facteurs de croissance

On peut avoir recours aux facteurs de stimulation des colonies de granulocytes (G-CSF), comme le filgrastim (Neupogen) et le pegfilgrastim (Neulasta), pour inciter la moelle osseuse à fabriquer des globules blancs. Les G-CSF aident à raccourcir la période pendant laquelle le nombre de globules blancs d'un enfant est bas et à réduire le risque d'infection.
Traitement du syndrome de lyse tumorale

Avant et pendant la phase d’induction de la chimiothérapie, l’enfant peut faire un syndrome de lyse tumorale. Au début de la chimiothérapie, de nombreuses cellules meurent rapidement. Certaines peuvent même mourir avant le traitement. Lorsque les cellules meurent, leur contenu est libéré dans la circulation sanguine, ce qui engendre des taux anormalement élevés d’acide urique, de potassium et de phosphore. Les traitements suivants permettent de réduire le taux de ces substances dans le sang :
  • administration accrue de liquides par voie intraveineuse
  • administration d’allopurinol (Zyloprim)
  • administration de bicarbonate de soude
  • administration de rasburicase (Fasturtec)
Apprenez-en davantage sur le syndrome de lyse tumorale.
Leucaphérèse

La leucaphérèse est une intervention lors de laquelle on utilise un appareil particulier appelé appareil d’aphérèse qui permet de séparer beaucoup de globules blancs du sang prélevé et de les extraire. On retourne ensuite le sang dans le corps. On peut y avoir recours pour réduire un nombre très élevé de globules blancs, soit l’hyperleucocytose.






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ÞÏíã 03-12-2018, 08:14 PM   #5
mohamed_ameer
 
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: Jan 2018
ÇáÚãÑ: 39
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Suivi après le traitement de la leucémie chez l'enfant

Le suivi après le traitement est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cancer. Dans le cas de la leucémie chez l’enfant, le suivi est souvent assuré par des médecins et d’autres professionnels de la santé tels que spécialiste de l’audition (audiologiste), orthophoniste, dentiste, spécialiste des yeux (ophtalmologiste), personnel infirmier et psychologue. L’équipe de soins de votre enfant discute avec vous afin de décider quel suivi répond à ses besoins.
Lignes directrices sur le suivi

Le suivi à long terme est important puisque le cancer pourrait réapparaître (récidiver). Des effets secondaires tardifs du traitement pourraient aussi se manifester. Les personnes qui ont été atteintes d’un cancer dans leur enfance sont habituellement suivies toute leur vie dans le cadre de programmes de soins post-thérapeutiques.
Le Children’s Oncology Group (COG) propose des lignes directrices sur le suivi à long terme des survivants au cancer infantile. Dans certains établissements canadiens, il existe des cliniques de transition où l’on suit les survivants au cancer infantile. Les cliniques de transition aident à préparer le survivant au cancer qui devient un jeune adulte à bien se diriger dans le monde des soins de santé destinés aux adultes. Apprenez-en davantage sur les lignes directrices sur le suivi à long terme du Children’s Oncology Group.
Lors du suivi après le traitement d’une leucémie infantile, on surveille l’apparition de signes de :
  • récidive
  • troubles du foie
  • troubles du cœur
  • troubles des os
  • troubles de la fertilité
  • changements hormonaux
  • troubles d’apprentissage
  • troubles nutritionnels
Mention de tout problème

N’attendez pas au prochain rendez-vous fixé pour signaler tout nouveau symptôme ou tout symptôme qui ne disparaît pas. Avisez l’équipe de soins si votre enfant présente les symptômes suivants :
  • tendance aux ecchymoses ou aux saignements, dont des saignements de nez fréquents ou importants, des ecchymoses répandues, des gencives qui saignent ou des taches rouges sur la peau (pétéchies);
  • douleur osseuse ou articulaire, qui peut le faire boiter;
  • abdomen gonflé, parce que sa rate ou son foie est enflé;
  • perte de poids inexpliquée;
  • infections fréquentes;
  • anémie;
  • peau pâle;
  • sueurs nocturnes;
  • ganglions lymphatiques enflés;
  • fatigue;
  • faiblesse;
  • symptômes pseudo-grippaux, comme la fièvre, la toux ou le nez qui coule;
  • perte d'appétit;
  • mal d'estomac.
Planification des visites de suivi

Le risque de réapparition de la leucémie chez l’enfant est le plus élevé au cours des premières années qui suivent le traitement, c'est pourquoi un suivi étroit est nécessaire durant ce temps. La récidive de LAL se produit le plus souvent au cours des 2 premières années qui suivent le traitement. La récidive de LAM se produit le plus souvent de 1 à 4 ans après le traitement.
Le suivi varie après le traitement de la leucémie chez l'enfant. Les consultations sont habituellement ainsi prévues :
  • chaque mois au cours des premiers 6 à 12 mois
  • aux 3 à 6 mois pendant les 4 années suivantes
  • une fois par année par la suite
Au cours des visites de suivi

Lors d’une visite de suivi, le médecin pose habituellement des questions sur les effets secondaires du traitement et la capacité d’adaptation de votre enfant. Il est possible que le médecin fasse un examen physique complet dont :
  • palper l’abdomen pour savoir si la rate ou le foie est enflé;
  • vérifier les ganglions lymphatiques pour savoir s’ils sont enflés;
  • examiner les testicules si c’est un garçon.
Le suivi comporte habituellement un certain nombre d’examens qui permettent de vérifier les effets du cancer, la réaction de l’enfant au traitement et ses progrès. Un enfant qui prend part à un essai clinique sera suivi selon les lignes directrices du protocole de l’essai. Les examens font souvent partie du suivi. Votre enfant peut avoir :
  • une formule sanguine complète (FSC) pour vérifier si le nombre de cellules sanguines est anormal;
  • des analyses biochimiques sanguines pour révéler la qualité de fonctionnement de certains organes et détecter des problèmes causés par la propagation des cellules leucémiques, ou blastes;
  • une ponction et une biopsie de la moelle osseuse;
  • des examens d’imagerie comme une radiographie pulmonaire, une tomodensitométrie (TDM), un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une échographie pour vérifier sa rate, son foie ou ses ganglions lymphatiques.
Si on observe une récidive lors du suivi, l’équipe d’oncologie évaluera votre enfant afin de déterminer les meilleures options de traitement.
Apprenez-en davantage sur ces tests et interventions.
Questions à poser sur le suivi

Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur le suivi à l’équipe de soins.




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Effets tardifs des traitements de la leucémie chez l'enfant

Se rétablir d’une leucémie infantile et s'adapter à sa vie après le traitement diffèrent pour chaque enfant. Le rétablissement peut dépendre de l'étendue de la maladie, du type de traitement et de la dose administrée, de l’âge de l’enfant lors du traitement et de bien d'autres facteurs. La fin du traitement d'un cancer peut engendrer des émotions partagées. Même si le traitement est terminé, il pourrait y avoir d'autres questions à régler, comme l'adaptation aux effets secondaires tardifs.
L’équipe de soins de votre enfant peut vous dire comment l’aider avec les effets tardifs qui suivent.

Effets tardifs des traitements de la leucémie chez l’enfant
Troubles d'apprentissage

Des troubles d'apprentissage peuvent affecter les enfants traités avec une chimiothérapie à forte dose ou une chimiothérapie intrathécale à base de méthotrexate ou de cytarabine (Cytosar, Ara-C). Une radiothérapie au cerveau peut aussi causer des troubles d’apprentissage. En général, ils sont légers et ne provoquent pas d'incapacité importante. Les enfants qui ont moins de 5 ans lors du traitement peuvent risquer davantage d'éprouver des troubles d'apprentissage.
Apprenez-en davantage sur les troubles d’apprentissage.
Troubles de l'ouïe

La radiothérapie au cerveau et certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des troubles de l'ouïe. Les jeunes enfants risquent plus d’en être atteints.
Apprenez-en davantage sur les troubles de l’ouïe.
Troubles cardiaques

Certains agents chimiothérapeutiques administrés pour traiter la leucémie, comme la doxorubicine (Adriamycin) ou la daunorubicine (Cerubidine, daunomycine), peuvent causer des troubles cardiaques. Ces problèmes sont entre autres des battements de cœur anormaux, une maladie du muscle cardiaque et une insuffisance cardiaque congestive. Les filles traitées par chimiothérapie risquent davantage d'éprouver des troubles cardiaques tardifs. L’équipe de soins vérifiera le cœur de l’enfant à l’aide de l’échocardiographie en cours de chimiothérapie et dans le cadre du suivi après la chimiothérapie.
Apprenez-en davantage sur les troubles cardiaques.
Troubles pulmonaires

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des troubles pulmonaires. L’inflammation des poumons appelée pneumonite est le trouble pulmonaire le plus couramment causé par des agents chimiothérapeutiques, comme la doxorubicine (Adriamycin).
La principale préoccupation en présence d'une pneumonite est sa capacité à évoluer en fibrose pulmonaire, c'est-à-dire à former du tissu cicatriciel dans les poumons. Elle peut causer un essoufflement et de la toux et l’enfant risque de trouver difficile d’être actif physiquement.
Apprenez-en davantage sur les troubles pulmonaires.
Troubles du foie

Certains agents chimiothérapeutiques, comme le méthotrexate, peuvent endommager le foie et ainsi causer des problèmes. Il est possible que le foie enfle (hépatomégalie). Si les dommages au foie s'intensifient, le foie peut durcir (fibrose) et cicatriser (cirrhose).
Apprenez-en davantage sur les troubles du foie.
Troubles de l'appareil reproducteur

Certains agents chimiothérapeutiques et la radiothérapie administrés pour traiter la leucémie chez l’enfant peuvent causer des troubles de l'appareil reproducteur.
Chez les garçons, une radiothérapie au cerveau, à la tête ou aux testicules peut les rendre stériles plus tard. Certains agents chimiothérapeutiques, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox) et l’étoposide (Vepesid, VP-16), peuvent aussi affecter la fertilité. Il est également possible que les traitements modifient les taux de testostérone et retardent la puberté.
Chez les filles, certains agents chimiothérapeutiques ou une radiothérapie au cerveau ou à la tête peuvent les rendre stériles. Ils risquent aussi de retarder la puberté, de rendre les menstruations irrégulières et de devancer la ménopause. Plus la dose totale de certains agents chimiothérapeutiques est élevée, plus le risque de dommages est grand. Les fortes doses de chimiothérapie employées lors de la préparation à une greffe de cellules souches font augmenter le risque de troubles de l'appareil reproducteur chez les filles.
Apprenez-en davantage sur les troubles de l’appareil reproducteur de l’homme et les troubles de l’appareil reproducteur de la femme.
Troubles musculaires et osseux

Les enfants qui reçoivent une radiothérapie au cerveau et à la moelle épinière, qu’on appelle système nerveux central (SNC), pourraient risquer d'éprouver un déficit en hormones de croissance. Si le corps n’a pas suffisamment d’hormones de croissance, des troubles musculosquelettiques peuvent apparaître. Cela signifie que les os et les muscles ne se développent pas comme ils le devraient, ce qui risque d’engendrer le sous-développement des muscles, la courbure de la colonne vertébrale, des membres plus courts et une plus petite taille. Les enfants traités par radiothérapie au cerveau risquent également de faire de l'ostéoporose puisque les taux d'hormones de croissance et d'hormones sexuelles sont bas.
Apprenez-en davantage sur les troubles musculaires et osseux.
Cancers secondaires

Les enfants traités pour une leucémie risquent un jour d'être atteints d'un cancer secondaire.
La radiothérapie peut accroître le risque de l’enfant d’être plus tard atteint de tumeurs solides et d’une leucémie. Les cancers de la peau, des glandes salivaires et de la glande thyroïde peuvent apparaître après une radiothérapie administrée pour une leucémie.
Certains agents chimiothérapeutiques, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox) et l’étoposide (Vepesid, VP-16), peuvent accroître le risque de cancer secondaire. C’est particulièrement vrai quand ces médicaments sont administrés à forte dose ou associés à une radiothérapie.
L'un des effets secondaires les plus graves du traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) est le risque d'être atteint plus tard d'une leucémie aiguë myéloblastique (LAM). Moins de 1 % des enfants qui ont reçu un traitement standard pour une LAL auront une LAM un jour. Cependant, le risque des enfants qui reçoivent certains types de chimiothérapie plus intenses d’être un jour atteints d’une LAM monte jusqu’à 5 %. Il arrive moins souvent que les enfants traités pour une leucémie soient plus tard atteints d'un lymphome non hodgkinien ou d'autres cancers.
Apprenez-en davantage sur les cancers secondaires.
Questions à poser sur les soins de soutien

Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur les soins de soutien après le traitement à l’équipe de soins.




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Soins de soutien

Les soins de soutien sont une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cette maladie. Ils permettent aux enfants et à leur famille de surmonter les obstacles physiques, émotifs et spirituels engendrés par le cancer. Ils aident à améliorer la qualité de vie des enfants atteints de cancer. Ils peuvent aider les enfants à faire face à cette maladie, à son traitement et à ses effets secondaires possibles. Les soins de soutien peuvent aussi porter sur des questions d'ordre pratique comme l'aide à la maison.
De nombreux programmes et services permettent de répondre aux besoins de ces enfants et de leurs proches.
Apprenez-en davantage sur les soins de soutien offerts aux enfants atteints de cancer :




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Statistiques sur la leucémie chez l’enfant

La leucémie est le type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les enfants au Canada.
Plusieurs années peuvent être nécessaires pour recueillir et confirmer des données sur le cancer, c’est pourquoi les nombres de nouveaux cas de cancer et de décès survenus au cours des dernières années pourraient ne pas être disponibles avant un certain temps. Voici les plus récentes données disponibles.
Incidence et mortalité

L’incidence correspond au nombre total de nouveaux cas de cancer. La mortalité correspond au nombre de décès causés par le cancer.
Les plus récentes statistiques d’incidence et de mortalité sur la leucémie chez les enfants âgés de 0 à 14 ans sont celles de 2009 à 2013 :
  • 1 445 enfants du Canada ont reçu un diagnostic de leucémie.
  • 145 enfants du Canada sont morts d’une leucémie.
  • 1 130 enfants du Canada ont reçu un diagnostic de leucémie aiguë lymphoblastique et 59 en sont morts.
  • 180 enfants du Canada ont reçu un diagnostic de leucémie aiguë myéloblastique et 57 en sont morts.










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